×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

E-gov: Encore bien loin du compte!

Par L'Economiste | Edition N°:2588 Le 10/08/2007 | Partager

. Aucune iformisation des couleurs ou des chartes graphiques. Manque de vision et d’innovation sauf quelques exceptions. Pas de rigueur dans le suivi et la mise à jour des contenusLE Maroc a déployé des efforts importants pour sa représentation à l’international, et son administration affirme vouloir se rapprocher du citoyen. L’un des moyens par lesquels elle souhaite y parvenir est l’e-administration. Mais dans l’état actuel des choses, il est difficile de concevoir la réussite de ce fameux e-gov. Bien entendu, sur le lot, certains départements émergent. Le SGG, par exemple, a mis en ligne tous les Bulletins officiels parus depuis 1912. Mais de façon générale, les administrations publiques ont tendance à négliger leur présence sur la toile. Pour Mohammed Mezzouak, spécialiste en stratégie Web, il n’y a pas de doute: «la majorité des sites publics sont dignes de la fin des années 1990». La première chose à faire, pour l’administration publique, serait d’établir une charte graphique. «Il n’y a aucune uniformisation. Certains sites sont très modernes et d’autres font preuve d’un amateurisme étonnant», déplore l’expert. En France et dans plusieurs autres pays, les institutions publiques doivent respecter un code de couleurs et obéir à une certaine ergonomie. «Il est impératif d’établir un cahier des charges que les sociétés retenues pour réaliser les sites Web gouvernementaux doivent respecter», poursuit-il.Le contenu des pages doit aussi correspondre à un certain degré de qualité et de pertinence. La page d’accueil devrait d’office proposer un plan de site, et fournir les coordonnées complètes de l’institution. «Au moins le numéro de téléphone du standard», précise Mezzouak.Ensuite, il faut que le ministère soit bien présenté, et que ses grands chantiers soient déclinés. «Un internaute devrait mettre tout au plus deux minutes pour mettre la main sur le PIB de l’an dernier. C’est loin d’être le cas», poursuit le spécialiste.Selon Mezzouak, les administrations marocaines ne sont pas assez sensibilisées à l’impact que peut avoir le site Web sur leur image. «C’est automatique, les internautes font un lien entre l’efficacité du site et celui de la maison». Il faut ajouter que l’image internationale d’un ministère peut aussi être influencée par la bonne ou la mauvaise qualité de sa présence sur le Web. «C’est dommage, souligne-t-il, car il arrive qu’un ministère soit très actif, mais qu’il communique mal». Pourtant, la conception d’un site Web est beaucoup plus simple et bien moins chère qu’auparavant. «On peut compter entre 20.000 et 100.000 DH. Ce n’est pas plus dispendieux que de faire imprimer des brochures en grand nombre», rappelle Mezzouak.. Pas trop vite!En ce qui a trait au e-gov en tant que tel, il faudra être patient. «C’est un travail très complexe, prévient Mezzouak, qui n’engage pas que les informaticiens». Par exemple, les services de douanes proposent aux MRE, depuis deux ans, de télécharger le formulaire pour le droit d’admission de leur véhicule au Maroc, lorsqu’ils y viennent en vacances. Ils peuvent donc remplir le questionnaire à domicile, et le présenter aux douanes. «Je ne saurais vous dire le nombre de fois où les douaniers ont refusé de reconnaître le document. Les MRE devaient se battre pour les convaincre qu’il provenait du site des douanes!», raconte le webmestre. Selon lui, l’administration marocaine devra déployer des efforts titanesques dans la formation des fonctionnaires, avant l’avènement de e-gov. «Il ne faut pas aller plus vite que la musique!», avise-t-il. Un exemple révélateur est celui du Forum international des compétences marocaines à l’étranger (FINCOME). Financé par les Nations unies, il devait devenir une extraordinaire plate-forme. L’Économiste a essayé de s’y enregistrer, mais le lien ne fonctionne pas.


Communiquera, communiquera pas

PLUS de la moitié des journalistes marocains (57%) jugent les sites Web des administrations publiques comme «inutiles». C’est ce qu’a révélé une enquête menée par le Centre for Media Freedom / Middle East and North Africa, auprès de 200 journalistes marocains, au printemps dernier. Les ministères de l’Éducation nationale, de la Communication et du Tourisme ont été élus les plus coopératifs. À l’inverse, les journalistes ont reproché aux ministères de la Santé, des Finances et de la Justice d’être avares d’informations.Marie-Hélène GIGUÈRE

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc