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    Economie

    Dynamique commerciale touristique
    Le regard critique des professionnels

    Par L'Economiste | Edition N°:1911 Le 07/12/2004 | Partager

    . Un bilan jugé globalement positif. Ses divers aspects passés au crible par la FNTC’est ce samedi 11 décembre 2004 que les professionnels du tourisme se sont donné rendez-vous à Marrakech pour leur grand-messe annuelle. L’initiative de la Fédération nationale du tourisme (FNT) intervient à quelques semaines de la tenue des assises internationales du tourisme, prévues à Ouarzazate vers la mi-janvier. Pour les opérateurs, il s’agit d’une opportunité pour faire l’état des lieux et dresser une sorte de «tableau de bord» du secteur touristique national. Les prochaines assises revêtent toutefois un caractère particulier. 2005 représente une année charnière pour la vision 2010, située à mi-chemin entre son lancement et la fin supposée de son exécution. Les acquis sont d’ores et déjà jugés «appréciables». Kamal Bensouda, vice-président de la FNT, estime que «les avancées réalisées dans le cadre du contrat-programme, sont notables». Il nuance toutefois son affirmation. «Mais il va aussi falloir accélérer le rythme des réformes afin d’atteindre les objectifs que s’est assignés le Maroc», ajoute-t-il. A la FNT, un véritable travail d’analyse de la dynamique commerciale a été entrepris et les divers aspects de la stratégie mise en œuvre passés au crible. L’état d’avancement de la stratégie produit est jugé positif. Ainsi, pour le balnéaire, seules les concessions de Taghazout et Plage Blanche demeurent inachevées. . Tourisme ruralLa consolidation et la restauration du balnéaire existant ont atteint des stades inégaux suivant la région (Agadir, Tanger ou Tétouan). Les résultats obtenus pour le produit culturel restent conformes aux prévisions de départ avec une augmentation de la capacité, un repositionnement des produits sur les marchés, la rénovation des hôtels existants, le renforcement des dessertes aériennes sur Fès et Marrakech et celui des zones hôtelières. Le tourisme rural tarde encore à prendre son essor aussi bien en ce qui concerne l’étude prévue devant «susciter l’investissement dans ce créneau» qu’en matière de promotion du produit. Pour le tourisme interne, les opérations Kounouz Biladi initiées par le ministère du Tourisme et l’Office national marocain du tourisme (ONMT), devraient être consolidées en 2005. Une nouvelle stratégie dans ce créneau devrait être lancée dès cette date.. Compétitif sous conditionsPour les opérateurs, la destination Maroc pourrait devenir davantage compétitive sur l’échiquier international. Une étude approfondie du positionnement concurrentiel de la destination devrait permettre aux autorités de tutelle et aux professionnels de prendre une décision commune pour mettre en oeuvre une nouvelle stratégie «qualité/prix», notamment grâce à l’adoption d’une politique de tarification globale adaptée. Le transport aérien ne pose quant à lui presque plus de problèmes. Véritable obstacle au développement du tourisme national durant de longues années, il a enfin été libéralisé en février 2003, permettant ainsi une multiplication des dessertes sur les villes touristiques en provenance des marchés émetteurs. En matière promotionnelle, plusieurs points restent encore à réaliser. «Il faut restructurer le dispositif de promotion», explique Bensouda. Le contrat-programme élaboré en 2001 avait d’ailleurs consacré une partie importante à ce volet, considéré fondamental pour la réussite de la vision 2010. L’office, un des principaux acteurs de la politique promotionnelle, a ainsi vu une accélération du recentrage de ses activités par la cession de son patrimoine à Atlas Hôtels. Mais des terrains nus et des prises de participation dans diverses sociétés demeurent. La refonte de son cadre juridique n’est pas non plus encore entreprise. «Le projet de la Maison du Maroc semble aujourd’hui abandonné et la gestion de l’office reste toujours tributaire du contrôle préalable et de l’accord des engagements de dépenses par le ministère des Finances. Le secrétariat général du gouvernement ne se prononce pas sur la refonte juridique», explique un opérateur. Restent les budgets promotionnels jugés insuffisants. Le système de financement de la promotion devrait être modifié. Au départ, les budgets promotionnels devaient provenir des rendements de la taxe sur la promotion touristique (TPT) et des moyens publics. Mais la faiblesse de ces revenus impose un nouveau mode de rémunération de la promotion. En 2004, il était prévu, selon le contrat d’application, un budget de 500 millions de dirhams dédié à la promotion, alimenté à hauteur de 350 millions de DH par l’Etat et 150 millions par la TPT. Mais la TPT n’a généré que 50 millions de DH, «très peu pour conforter une augmentation du budget promotionnel pour la période 2005-2010». C’est à la fin de 2005 que la nouvelle version de la TPT devrait être opérationnelle afin d’alimenter le budget promotionnel 2006. A Marrakech, les opérateurs espèrent adopter des positions communes et homogènes sur les obstacles au développement du secteur.


    La réforme de la TPT

    Une des principales réformes du système fiscal appliqué au secteur touristique concerne la TPT. Sa refonte est prévue à fin 2005. Le nouveau système devra intégrer des mécanismes pour alimenter les budgets régionaux comme il devra intégrer un cahier des charges quant à son utilisation afin d’éviter de ponctionner des montants destinés aux subventions des lignes aériennes. C’est ce qu’estime la commission marketing et promotion de la FNT. Le montant visé pour 2006 devra être de 150 millions de DH au moins pour arriver en 2010 à 300 millions de DH.Amale DAOUD

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