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Affaires

Du rififi chez les auto-écoles

Par L'Economiste | Edition N°:1747 Le 14/04/2004 | Partager

. Trois fédérations représentent ce secteur dont la mise à niveau tarde à venir. La dernière créée pointe du doigt le manque de représentativité au sein du comité consultatif. Formation des formateurs, informatisation, réforme fiscale... les grands chantiersPour sa première sortie publique, la Fédération marocaine des établissements d'auto-écoles, récemment créée, pointe du doigt les incohérences du secteur. Et notamment, le manque de représentativité et de professionnalisme des deux premières fédérations déjà existantes. Mais là n'est pas le plus préoccupant. D'autres griefs émanent concernant les problèmes du secteur dans son ensemble. Ceci particulièrement au lendemain de l'automatisation de l'épreuve théorique de l'examen du permis de conduire, entrée en vigueur le 9 février dernier, -et curieusement pas encore appliquée. Une mesure qui est non seulement loin de faire l'unanimité, mais qui nécessite une urgente mise à niveau du secteur. Ce dernier “bien qu'important a toujours souffert d'un manque d'organisation et d'une image pour le moins artisanale”, souligne Ahmed Hamdach, président de la fédération. Selon ce dernier, un état des lieux a été effectué dans les principales villes du Royaume, mettant en exergue les attentes des propriétaires d'auto-écoles, mais aussi les faiblesses du secteur. Et en priorité, l'accent est mis sur le déficit en formation, en plus des problèmes liés au facteur humain et d'ordre réglementaire. “Actuellement, seul un CAP est exigé pour ouvrir une auto-école”, précisent les responsables de la fédération. C'est dire le sous-encadrement flagrant du secteur. Ce qui explique en partie le triste record d'accidents enregistrés.Pour pallier cet handicap, la nouvelle fédération compte réhabiliter le secteur, amorcer sa mise à niveau et faire de la formation continue son cheval de bataille. La fédération mise beaucoup sur la formation des formateurs pour moderniser le secteur. En amont, plusieurs actions de sensibilisation à la sécurité routière ont été menées auprès des écoles et lycées, ajoute-t-on auprès de la fédération.Pour rappel, les moniteurs et autres propriétaires d'auto-écoles sont pour l'heure quasiment exclus de la formation continue. Et ce, en raison de problèmes liés aux conditions d'adhésion à la CNSS. Or, la nouvelle réforme impose une mise à niveau du facteur humain d'abord.Autre grief, la tarification qui est le nerf de la guerre de ce secteur. Avec la nouvelle réforme, les tarifs pour l'obtention d'un permis de conduire seront certes revus à la hausse, précisent les professionnels. D'aucuns parlent d'un passage du simple au double, soit d'environ 1.500 à 3.000 DH. Un différentiel qui s'explique par l'automatisation des auto-écoles. Sur ce point, le montant global de l'automatisation de chaque auto-école est estimé à quelque 32.000 DH, précise le président de la fédération. Le montant est réparti entre l'acquisition d'un ordinateur, de logiciels avec pack de base et un boîtier à manipuler par le candidat. Un investissement dont les premiers résultats sont probants, reconnaît-on à la fédération. Selon son président, la nouvelle méthodologie consiste en la mise en place de modules basés sur une méthode visuelle, un film d'apprentissage, un module de mécanique, un autre sur le secourisme. Le tout appuyé par une formation sur le règlement des litiges (constat à l'amiable) et un apprentissage de conduite en agglomération dans des situations réelles. Ce qui pour certains justifierait la hausse des tarifs. Mais encore faut-il que les nouveaux tarifs correspondent au pouvoir d'achat des Marocains. Pour le client, un permis au-delà de 1.500 DH est jugé onéreux. Et à la fédération de rappeler le décret (371-62) du 13 juin 1972, selon lequel la tarification est du ressort du département de tutelle. Or, dans les faits, c'est un comité consultatif, dont les représentants du secteur, -“toujours les mêmes depuis des années”-, sont “élus de façon aléatoire”. “Comment voulez-vous que des représentants qui n'ont même pas le niveau CAP, puissent représenter un secteur aux enjeux multiples?” s'interroge un jeune promoteur-propriétaire d'une auto-école.Sur ce point précis, la nouvelle fédération interpelle le département de tutelle afin de revoir le niveau d'études requis pour les membres du comité consultatif.


Statut fiscal

Les propriétaires d'auto-écoles sont unanimes quant à la révision de leur statut fiscal. Il s'agit en particulier du droit à la déduction et remboursement de la TVA, selon l'article 8. De par leur statut pédagogique, “les auto-écoles doivent être assimilées à des instituts de formation et non pas à des établissements de commerce”, répètent les représentants de la fédération. D'où une réglementation appropriée sur le plan fiscal et des droits de douane lors de l'acquisition d'équipements, est-il ajouté. “Nous nous réclamons de l'enseignement professionnel et demandons que notre statut soit révisé en conséquence”, a souligné le secrétaire général. Amin RBOUB

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