×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Du panda à l'électricité

Par L'Economiste | Edition N°:1509 Le 30/04/2003 | Partager

. Un carburant original est en cours d'invention Un chercheur japonais mène des expérimentations afin de produire de l'hydrogène et donc de l'électricité à partir d'excréments de panda, et espère pouvoir fabriquer une première pile à combustible utilisant ce carburant original d'ici l'exposition universelle de 2005 organisée au Japon. Fumiaki Taguchi, professeur en microbiologie de l'Université de Kitasato à Tokyo, a démarré le projet il y a cinq ans avec un seau de matières fécales d'un panda géant du zoo de Ueno à Tokyo. Il est parti de l'hypothèse que les bactéries présentes dans le ventre des pandas devaient être particulières pour pouvoir digérer les feuilles et racines de bambou dont se nourrit l'animal. «Si un panda peut nourrir un corps aussi énorme en mangeant du bambou, il doit être vraiment différent d'autres animaux«, a indiqué Taguchi à l'AFP. «Il se peut qu'il n'y ait pas d'autres êtres vivants sur la planète capables de digérer les feuilles ou l'écorce de bambou qui sont si dures«, a-t-il ajouté. Son équipe de recherche a sélectionné cinq micro-organismes sur 270 découverts dans les fèces de l'animal, considérées comme très efficaces pour briser les protéïnes, les graisses et capables de se reproduire facilement même sous l'effet d'une forte chaleur. L'équipe a mélangé les bactéries à 70 à 100 kilogrammes de déchets, surtout végétaux, et les a laissés fermenter pendant 17 semaines. Résultat: il n'est resté que 3 kilogrammes de déchets, le reste ayant été transformé en eau et dioxyde de carbone, soit une efficacité très supérieure à celle des bactéries existant dans le commerce (80%).La firme H2Japan, dont Taguchi est l'un des dirigeants, espère utiliser le procédé pour fabriquer une pile à combustible combinée à un module de traitement des déchets à proposer aux entreprises agroalimentaires. Une fois perfectionnée, l'invention sera présentée lors de l'Exposition universelle d'Aichi, ville située à 250 kilomètres de Tokyo, en mars 2005. «Pour un kilogramme de déchets, je peux obtenir environ 100 litres d'hydrogène. Cela représente encore peu d'électricité mais nous allons améliorer tout ça«, a indiqué Taguchi. (AFP)

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc