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    Politique Internationale

    Du 5 au 20 mars : Une rétrospective de la peinture naïve au Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:70 Le 11/03/1993 | Partager

    La galerie Venise Cadre de Casablanca a pris l'initiative de présenter, du 5 au 20 mars 1993, une rétrospective de la peinture naïve au Maroc. L'objectif n'en est pas seulement commercial, bien que les oeuvres exposées soient à vendre (depuis 2.500 dirhams jusqu'à 78.000 Dirhams pour le "Jardin magique" d'Ahmed Louardiri), mais surtout de faire connaître au public, si possible à des familles, pendant ce mois de Ramadan, une partie de ce qui constitue aujourd'hui un patrimoine artistique du Maroc.

    Magie visuelle

    Sont présents l'ensemble des peintres dits naïfs et primitifs comme Chaïbia, qui préfère pour elle-même cette appellation: depuis le précurseur Ben Ali R'Bati, on rencontre les oeuvres d'artistes comme Ahmed Louardiri, Ben Allal, Moulay Ali Aloui, Mohamed Naciri, Fatima Hassan, Fatima Louardiri, Mohamed Lagzouli,... un tout jeune talent, Hamza Achour, ainsi que deux peintres naïfs étrangers vivant au Maroc: Camille Duvezin et Micheline Wiedmer.
    Ce qui touche le spectateur de ces oeuvres de l'art pictural naïf au Maroc, c'est sans doute la force de l'image et de la couleur: le peintre naïf joue avec la couleur, avec les formes, dans une renaissance perpétuelle de soi et de sa rêverie. On le sent nostalgique du passé, de l'enfance: sa magie visuelle en est sans doute issue, mais aussi le plaisir évident de la peinture, la joie qui jaillit avec plus ou moins d'éclat, l'enchantement du jeu qui ravit. Les peintres naïfs sont rarement professionnels, sans être pour autant des "amateurs". Ainsi Ahmed Louardiri, jardinier-poète à Marrakech, invente des jardins enchantés. Saïd Aït Youssef était portier. Hamza Achour est étudiant en médecine. Leur naïveté n'est pas un manque de savoir, mais plutôt un certain regard sur le monde. La peinture ne semble qu'être rarement leur obsession, elle exprime leur nostalgie souriante d'un passé à faire renaître.

    Audacieux

    C'est pourquoi ils savent être audacieux sans porter de message: leur regard féerique semble à chaque fois réinventer les contes ou les scènes traditionnelles qu'ils imaginent: la danse, le mariage, la rue, la vie quotidienne. Cette peinture souvent spontanée, qui plonge ses racines dans l'art populaire, joue de la magie de la couleur et du fantasme.
    Les promoteurs de l'exposition souhaitent mesurer son impact sur les visiteurs, impact déjà visible, disent-ils, par l'attirance des regards portés sur la vitrine, et veulent connaître la possibilité de rendre la fréquentation des lieux d'arts plastiques moins élitaires.

    T.B.

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