×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

DSK veut rééquilibrer les rapports de force au FMI

Par L'Economiste | Edition N°:2623 Le 03/10/2007 | Partager

. La realpolitik française au service des pays émergents. Refonder l’identité du FondsAprès une campagne de 100.000 kilomètres où il a recueilli le soutien des pays européens et émergents, Dominique Strauss-Kahn (DSK) vient d’être élu directeur général du FMI, et s’éloigne ainsi des rivalités politiques françaises. Après Pascal Lamy à la tête de l’OMC, le socialisme français s’empare d’un nouveau fief de l’économie de marché et ne cache pas son ambition réformiste sur base de réalisme politique. D’ailleurs, à la surprise générale, DSK n’a pas hésité dès sa nomination à faire connaître sa volonté de sauter «le pacte euro-américain sexagénaire» selon lequel la tête du FMI revient à un Européen et la direction de la Banque mondiale à un Américain. Sur la question du partage des fonctions avec sa collaboratrice de toujours, la Banque mondiale, Strauss-Khan déclare vouloir «en finir avec l’image d’une banque mondiale bonne Maman et d’un FMI maniant le gros bâton», tout en rappelant que «chacun devait remplir sa mission, mais quand les problèmes sont globaux, les solutions doivent être globales». Sur sa mission de relancer le Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn commente: «il faut que le FMI s’adapte aux réalités du monde… plus complexe comme le prouve la crise des crédits hypothécaires» qui ont ravivé les questions de la maîtrise d’un «système qui interconnecte les marchés et diffuse les crises à grande vitesse». Mais le chantier qui semble tenir le plus à cœur à l’ancien ministre de l’Economie et sur lequel il a bâti toute sa campagne reste celui d’une meilleure intégration des pays émergents à cette institution mondiale, car «la représentation de chaque pays au sein du FMI doit refléter les évolutions récentes de l’économie mondiale». En effet, Dominique Strauss-Kahn, durant sa campagne, n’a eu de cesse de scander la cause des pays émergents «La Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud ou le Mexique veulent peser davantage et ils ont raison!» a-t-il déclaré lundi au journal Le Monde.En effet, le nouveau directeur général semble vouloir rompre avec la tradition d’une institution «gendarme qui prête de l’argent en contrepartie de règles très dures pour les pays en difficulté». Selon lui, il faut soutenir les pays émergents dans leur volonté de ne pas acquérir une stabilité financière «au détriment des équilibres sociaux».Au sujet de la crise de légitimité du FMI liée à l’inégalité des représentations, le quatrième Français à diriger l’institution a regretté que tous les pays ne s’y sentent pas chez eux car «l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine ne sont pas assez représentés». Najlae NAAOUMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc