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Société

Droits des femmes: Nouzha Skalli passe l’oral à Genève

Par L'Economiste | Edition N°:2696 Le 21/01/2008 | Partager

. Elle présente le 3e et 4e rapports devant le CEDAW. 29 questions suivront son exposé LE compte à rebours est lancé. Le Maroc sera, le 24 janvier à Genève, parmi huit autres pays à présenter son 3e et 4e rapports périodiques sur la lutte contre toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Ils relatent notamment la mise en œuvre des recommandations onusiennes sur cette question. C’est la ministre du développement social et de la Famille, Nouzha Skalli, qui se charge de cette mission. Une délégation composée notamment de hauts cadres ministériels lui prêtera main-forte. Après un exposé d’une demi-heure, pas moins de 29 questions, connues à l’avance, lui seront posées lors de cette 40e session du Comité des Nations unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).A la veille de son exposé, une simulation sera d’ailleurs faite à l’ambassade du Maroc à Genève. Un autre rapport parallèle, signé par 27 associations, sera présenté aussi par les ONG. Les documents associatif et gouvernemental «ne sont pas fondamentalement différents», assure-t-on. Nouzha Skalli avait déjà fait une première intervention au Parlement. La ministre en a fait une 2e, convaincante, vendredi dernier à Casablanca, devant les médias, associations, universitaires…Le Maroc est parmi les 185 pays signataires de la Convention de lutte contre la discrimination à l’égard des femmes. Ratifiée en juin 1993, elle n’a été publiée au BO que huit ans plus tard. L’article 18 de la Convention prévoit la présentation d’un rapport périodique tous les 4 ans. Des experts font des remarques et émettent des recommandations. Celles de 2003 ont notamment porté sur des dispositions discriminatoires du mariage (répudiation, âge et tutelle…). Des réserves ont été émises par le gouvernement marocain. A l’époque «la réforme de la Moudawana, entre autres, n’était pas encore adoptée», souligne la ministre du Développement social. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts… et l’ex-Moudawana a mué en code de la famille! Il a, certes, introduit la notion d’égalité entre les époux mais… La loi sur le livret de famille promulguée «en douce» n’a pas vraiment adhéré à l’esprit du code. Quatre pages dédiées aux épouses figurent dans le livret, «alors que la réforme restreint le recours à la polygamie», note Rachida Nafaa, universitaire, et Khadija Rouggani, avocate, toutes deux militantes pour les droits de la femme. Depuis mars 2006, le Maroc avance. Désormais, «la mère peut transmettre sa nationalité à son fils», argumente Nouzha Skalli. En revanche, la «représentativité politique des femmes dans les conseils communaux» n’est que de 0,56%. Les femmes persévèrent, il faut juste que le gouvernement accélère encore plus la cadence. Faiçal FAQUIHI

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