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Politique

Droits de l’homme
Herzenni: «Le Maroc a atteint le Smig de la démocratie»

Par L'Economiste | Edition N°:2750 Le 07/04/2008 | Partager

. Prochaine étape: la démocratie institutionnelle. Partis politiques et syndicats... vivement critiqués Difficile de succéder à Driss Benzekri ! «La catharsis n’a pas eu lieu», «une réconciliation au goût inachevé» ou encore, «il faut interpeller les tortionnaires des années de plomb...». Ce sont là autant de critiques formulées à Ahmed Herzenni. Et c’est en pleine polémique autour du CCDH (Conseil consultatif des droits de l’homme) et de son président que ce dernier a choisi de faire sa sortie à Casablanca. Le successeur de Benzekri était l’invité vendredi dernier du centre de recherches Links de la faculté Hassan II à Casablanca.Une intervention très attendue puisqu’elle fait suite aux révélations fracassantes sur l’affaire Bellirej faites en direct lors de la dernière émission Hiwar. Mais le président du CCDH s’est abstenu de faire tout commentaire autour de la «polémique et campagne relayée par la presse». Il a préféré s’en tenir à la thématique de la rencontre, à savoir «les droits de l’homme dans la transaction démocratique». Aujourd’hui, une première étape de transition étant franchie, «le Maroc a atteint le Smig en matière de démocratie», s’enorgueillit le président du CCDH qui ajoute que «nous avons tendance à ne pas apprécier nos avancées. Or, nous devons nous targuer d’avoir réussi cette première phase». Le président du CCDH en veut pour preuves les acquis des dernières années: libertés publiques, processus de réconciliation, liberté d’expression, pas de prison d’opinion... «Le travail de l’IER mérite d’être un sujet de fierté nationale. Comparé à ce qui se passe dans d’autres pays, il y a vraiment de quoi être fier!». En dépit de quelques violations ou bavures qui peuvent encore surgir d’un moment à l’autre, consent-il. Passé ce stade, les Marocains sont en droit de se poser de nouvelles questions. Parmi elles: quelle sera la prochaine étape? Le Smig démocratique décroché, il va falloir accéder à un nouveau cap, celui de la démocratie institutionnelle. Il faut relever au passage qu’en matière de droits de l’homme, il n’y a pas de modèle unique, explique le successeur de Benzekri. Autrement, chaque pays a ses spécificités et sa propre approche de réconciliation. Au Maroc, à la tête des contraintes arrive le paysage politique qui «ne permet pas d’être optimiste», selon Herzenni. Le dernier scrutin en témoigne, les partis politiques ne permettent pas actuellement de réussir le passage à la démocratie institutionnelle avec la rapidité souhaitée, lâche Herzenni tout en précisant qu’il n’a pas l’intention de verser dans le dénigrement. Autre difficulté et non des moindres, l’absence de dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs sociaux. Le paysage est jugé somme toute «assez navrant». Tant du côté des syndicats pléthoriques, lesquels «tous réunis sont loin de mobiliser ni représenter les populations cibles», que du patronat. Pour la CGEM, le «sociologue» du CCDH estime que «les passerelles entre grandes entreprises et PME laissent à désirer». Même quand il existe, renchérit-il, le dialogue social écarte de facto les ruraux, le secteur informel, les sans-emploi... Ce sont là, estime-t-il, autant de carences qui hypothèquent le devenir institutionnel et le passage vers un processus démocratique «mature».Amin RBOUB

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