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Economie

Dounia Taârji au Club de L’Economiste
Deux années et puis s’en vont…

Par L'Economiste | Edition N°:2686 Le 04/01/2008 | Partager

. Hémorragie de cadres au CDVM. Certification qualité pour le premier semestreSur les cadres du CDVM, Dounia Taârji ne tarit pas d’éloge. «Les ressources humaines c’est notre unique et principale richesse», martèle la directrice générale. Elle reconnaît à ses équipes toutes les qualités, «une qualification professionnelle et une forte imprégnation par l’esprit de service public». Une combinaison idéale, selon elle, pour qui œuvre dans un marché où «l’attachement aux valeurs» le dispute au «manque de scrupule». On le lui rend pourtant mal. En effet, le CDVM enregistre un turn-over inhabituel pour l’administration publique. En moyenne, les cols blancs y passent un à deux ans. Certes, ils y sont soumis à un rythme difficile et doivent satisfaire à un niveau d’exigence élevé. Mais cela ne suffit pas à expliquer pourquoi le CDVM voit ses rangs se vider. L’explication, Taârji n’en fait pas grand mystère: le salaire. «Nos cadres réalisent qu’ils sont tout aussi bons que leurs homologues du privé, qu’ils contrôlent d’ailleurs». Mais lorsqu’ils en viennent à comparer les niveaux de rémunération, le différentiel est flagrant. Il tourne autour de 30%. Résultat, les salariés n’hésitent pas à changer de camp. Destination CDG et Bank Al-Maghrib. «Ces derniers débauchent des cols blancs avec parfois des promesses de salaire 50% plus importantes». Un vrai casse- tête pour Taârji qui déplore la déperdition d’expérience que cela engendre, «surtout que le processus de recrutement est très sélectif». Elle ne s’avoue pas vaincue pour autant. Début 2007, c’est le statut du personnel qui est revu. But de la manœuvre, ne plus être contraint par les règles de la fonction publique en termes de rémunération. Les grilles de salaires ont donc pu être rehaussées. Et pour 2008, la DG a fait une proposition de budget intégrant des niveaux de rémunération plus importants. Vraisemblablement, le gendarme du marché financier en a les moyens. En 2007, son résultat net devrait culminer à 20 millions de DH. Cette situation qui dure depuis déjà 2 ans, le CDVM la doit à des recettes sans commune mesure avec les dépenses. Qu’en sera-t-il pour 2008? Taârji anticipe un recours plus affirmé des entreprises aux marchés financiers. Il est également question d’une ouverture de plus en plus importante au niveau régional. Pour réaliser ces ambitions, des lacunes devront, toutefois, être comblées. Ayant initié, en 2006, une évaluation de son système par les experts de l’OICV (Organisation internationale des commissions de valeur), le conseil du CDVM a pu identifier ses handicaps. A fin 2007, le gendarme a pu remédier à certaines de ces insuffisances, selon Taârji. Il s’agit notamment de la loi sur le blanchiment d’argent et l’absence d’une coopération formelle entre le CDVM et BAM. Cette mise à niveau a permis à l’autorité de marché marocaine de rejoindre, en novembre, les signataires de la convention de l’OICV pour l’échange d’informations et la coopération contre la fraude.Reste, rappelle Taârji, certains vides réglementaires. Principaux concernés, la commercialisation des produits d’épargne, et les sociétés de gestion de portefeuille, dont le cadre légal n’existe pas encore. Autre point fort de 2008, la certification qualité. Celle-ci devrait intervenir aux dires de Taârji, au 1er semestre. Une initiative que la DG résume comme «une revue externe» qui permettra de «fiabiliser et de donner plus de crédibilité aux processus» du conseil. Au passage, c’est la démarche de contrôle qui s’en trouvera améliorée. Celle-ci intégrera de plus en plus l’approche risque. Concrètement, il s’agira de répertorier pour chaque activité l’ensemble des risques afin de les suivre et les réduire à travers la sensibilisation, le suivi d’indicateurs, la définition de règles, le contrôle d’états...


«On n’est ni la Bourse ni Maroclear»

Le CDVM ne centralise pas les transactions. Il en assure le suivi. «On n’est ni la Bourse ni Maroclear». Son appétit en capacités de calcul est donc moindre. Pour autant, le nouveau système de cotation que devrait adopter la Bourse pose la problématique de la compatibilité avec le système en vigueur au CDVM. L’autorité des marchés marocaine est par ailleurs en train de tester un nouveau système pour le transfert des états via le Web. Une fois fiabilisé pour les OPCVM, le système devrait être étendu aux dépositaires et aux sociétés de Bourse.Réda HARMAK

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