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    Double présidence allemande: Grandes attentes et modestie

    Par L'Economiste | Edition N°:2432 Le 28/12/2006 | Partager

    . En 2007, l’Allemagne sera à la tête de l’UE puis du G8D’initiatives pour le climat et l’énergie à une issue à la crise institutionnelle européenne: de grandes attentes pèsent sur l’Allemagne pour sa double présidence du G8 et de l’UE, mais sa marge de manoeuvre est, de son propre aveu, très réduite.La chancelière conservatrice Angela Merkel s’était bâtie fin 2005 une réputation de médiatrice sur le budget européen. Elle aura fort à faire pour défendre cette réputation, même si l’Allemagne apparaît dans ces deux cénacles comme un partenaire fort, malgré les bisbilles de la grande coalition droite-gauche. Au G8 de Heiligendamm, sur la mer Baltique, début juin, elle appellera des partenaires souvent affaiblis ou en fin de mandat à progresser sur les dossiers récurrents des fonds spéculatifs, de l’aide qualitative aux Africains les plus méritants, et d’une meilleure coordination sur le marché mondial de l’énergie et dans la lutte contre le réchauffement climatique.Les résultats dépendront aussi de ce qu’elle aura glané au plan européen. Merkel, ancienne ministre de l’Environnement, aimerait se présenter avec un consensus des 27 sur le mandat du traité devant succéder en 2012 au Protocole de Kyoto.Face aux attentes élevées sur la Constitution européenne, le chef de la diplomatie Frank-Walter Steinmeier a déjà prévenu que son pays «ne ferait pas de miracle» pour débloquer l’avenir des institutions, gelé depuis 2005 par le «non» des Français et des Néerlandais au traité, approuvé entre-temps par 18 Etats membres.La question est quasiment inextricable et la Constitution devrait détrôner l’adhésion de la Turquie comme principal brûlot européen.Deux rendez-vous sont censés promouvoir une relance: les 27 approuveront à Berlin fin mars une déclaration vantant les valeurs européennes et les atouts uniques qu’offre le Vieux continent dans un monde globalisé, afin de redonner aux citoyens «un peu d’envie d’Europe», selon Merkel. Nul doute que les débats sur les valeurs fondatrices et la «dimension sociale» se trouveront relancés.En juin, la présidence allemande délivrera une feuille de route d’ici la présidence française au 2e semestre 2008 et les européennes de 2009, accompagnée d’une ébauche de solution à l’imbroglio institutionnel.Pour plus de continuité, l’Allemagne se coordonne déjà avec ses successeurs, Portugal et Slovénie, sur l’action à mener d’ici juin 2008. Les ministres allemands, dont le leitmotiv est «Handlungsfähigkeit» («capacité de fonctionner») et pour qui la «substance du traité» devrait être préservée, consulteront tous azimuts jusqu’à la courte fenêtre après les élections françaises, en juin. Angela Merkel a prévenu qu’un échec à sauver cette substance serait une «erreur historique», Berlin craignant «une paralysie» fatale de l’UE élargie. Berlin «va devoir oeuvrer durant sa présidence de manière largement cachée, pour ne pas perturber les élections en France», observe le Frankfurter Allgemeine Zeitung. En effet, alors que les gouvernements partisans de la Constitution se regroupent, l’incertitude plane sur les intentions des candidats à la présidentielle en France.L’Allemagne serait heureuse si elle réussissait à rapprocher l’Europe de ses citoyens: en dégageant d’abord des résultats concrets (marché énergétique, lutte anti-bureaucratie, etc.) avant de définir une politique de voisinage et une politique étrangère et de défense face aux crises, capables de redonner un profil à l’Europe. Synthèse L’Economiste

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