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Dossier TourismeOn va enfin s'intéresser à la clientèle locale!

Par L'Economiste | Edition N°:1052 Le 04/07/2001 | Partager

. Des études seront réalisées pour affiner le profil du tourisme national. Les résultats serviront à la mise en place d'une stratégie de développement de ce marchéLe tourisme interne se porte-t-il bien? Pour l'analyser, une étude est en cours de réalisation par le Ministère du Tourisme (direction de la planification et de la coordination de la promotion). Cette étude vise à déterminer la demande effective et potentielle du tourisme interne, les handicaps entravant l'adéquation entre l'offre et la demande. D'autres questions y sont abordées telles que l'impact économique. Sur la base de ses conclusions, une stratégie de développement de ce créneau sera élaborée pour les dix prochaines années, souligne la note de présentation. Bien auparavant, le département du Tourisme avait diligenté une enquête qui a touché 6.000 ménages résidant en milieux urbain et rural. Réalisée par le cabinet IPK International, ces résultats serviront d'éclairage à la grande étude programmée d'ici à la fin de l'année.Les résultats de cette enquête menée en 2000 dans 13 régions économiques par le biais d'un questionnaire élargi (43 questions) ont été à la fois «intéressants et révélateurs». Il en ressort que le nombre de voyages effectués a été de 7,5 millions pour 117 millions de nuitées, soit une durée moyenne de séjour de 15,6 nuitées. Les modes d'hébergement sont divers: près de 71% des personnes préfèrent passer leurs vacances chez la famille et les amis, 12,4% à l'hôtel (toutes catégories confondues), 8,1% en location hors hôtel et 2,9% en camping. Voilà qui confirme l'un des griefs faits constamment à l'offre d'hébergement: son inadaptation à la structure familiale marocaine.L'étude a permis aussi de déterminer l'origine des voyageurs: 11,5% viennent de Casablanca, 9,9 de la région Tétouan-Tanger, 9,2 de Rabat-Salé-Zemmour, 8 de Marakech-Tensift, 6,9 de Fès-Boulemane et 5,9 du Souss-Massa-Draâ. Grâce à ses plages, le Souss attire le 1/3 des vacanciers contre seulement 28,6% pour la région de Marrakech-Tensift. La région de Tanger-Tétouan s'en tire avec 11,3%, sauvée sans doute par les estivants qui vont à Fnideq. Les régions de Casablanca, Fès-Boulemane et Rabat-Salé-Zemmour passent en second lieu, avec respectivement 5,1, 4,7 et 1,5%. La région de Tanger-Tétouan peut être améliorée. En effet, pour rendre cette région plus attractive, des chantiers sont ouverts pour la restituer en «zone-pilote de redressement touristique». A signaler que Marrakech et Agadir connaissent pour le moment une saturation en termes des lits commercialisables à l'étranger. C'est une situation qui devra être dépassée dans les deux années à venir, surtout pour la ville d'Agadir qui ne dispose actuellement que de 22.000 lits.Les départs s'accentuent entre juillet et septembre (65,1%). En ce qui concerne les moyens de transport, les voyageurs préfèrent se déplacer en bus ou en car (54,7%). Ce chiffre devrait interpeller les pouvoirs publics, surtout quand on voit l'état dans lequel se trouve la flotte du transport des voyageurs. En effet, le transport interurbain s'exerce essentiellement dans l'informel sans observer la moindre règle de sécurité. Les autorités sont les premières à s'alarmer en cas d'accident alors qu'elles ne font rien pour améliorer la situation en exigeant le respect d'un minimum de règles par ces transporteurs.Sachant que 30% des vacanciers se déplacent en véhicule personnel et 7,3% optent pour le train. Le transport aérien interne n'est pas mentionné bien qu'il représente la condition sine qua non pour le développement du flux touristique. Fait important à relever: 96,2% des Marocains préfèrent passer leurs vacances au Maroc. En revanche, 3,8% partent à l'étranger, soit 260.000 voyages (essentiellement vers l'Espagne, la France, la Turquie et l'Egypte). La taille du groupe de voyageurs est de 5,8 personnes et le pourcentage des personnes prises en charge est de 78% (chez la famille ou les amis).Par ailleurs, d'autres enquêtes seront menées dans le cadre de cette étude, au cours du second semestre. Elles cibleront les touristes nationaux ayant séjourné à l'étranger. Le but est de déterminer les motifs qui les ont incités à passer leurs vacances à l'étranger ainsi que d'autres indicateurs pertinents. A l'issue de cette étude dont l'achèvement est prévu pour la fin de cette année, le département du Tourisme va se doter d'une stratégie de développement du tourisme interne pour la prochaine décennie.Le tourisme interne a connu une légère évolution au cours des vingt dernières années passant de 5,1 millions de nuitées en 1980 à 10,6 millions en 2000, soit un taux moyen d'accroissement annuel de 3,7%. Sa part dans les nuitées globales représente 31,3%, tous moyens d'hébergement confondus et 16,8% dans les hôtels classés.Fatim-Zahra TOHRY

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