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    Dossier TétouanUn plan de choc contre l'habitat clandestinDe notre correspondant, Ali ABJIOU

    Par L'Economiste | Edition N°:1165 Le 14/12/2001 | Partager

    . La wilaya a entamé un programme pour la lutte contre l'habitat non réglementaire . Dans une première étape, il s'attaque à l'identification et la délimitation des quartiers «illégaux« afin d'éviter tout futur débordementA la Wilaya de Tétouan, la lutte contre l'habitat clandestin s'est érigée en priorité. Dans ce sens, un plan de choc a été mis en place par Mohamed Rharrabi, wali de la ville, qui tend à cerner et délimiter dans un premier temps l'étendue du phénomène. Il faut dire que ce dernier a atteint des ampleurs alarmantes à Tétouan. 2.349 hectares de constructions clandestines dispersées sur 156 quartiers, équitablement répartis entre milieux rural et urbain et concernant les noyaux urbains de Tétouan, Martil, M'Diq, Fnideq et Oued Laou, ainsi que les communes rurales les entourant. Il faut préciser que ce chiffre ne concerne que l'espace délimité et qui inclut les communes urbaines, périphériques et celles rurales littorales. Pour tenter de faire face à ce fléau, une approche simple mais novatrice a été mise en place par la wilaya. Avec l'aide de l'Agence Urbaine de Tétouan, cheville ouvrière de l'opération, il a été procédé, dans une première étape, à un recensement des quartiers non réglementaires en vue de dresser l'état des lieux. Ce dernier a été matérialisé par des documents graphiques comportant photos et localisation exacte des quartiers «à problèmes« sur une carte de la région assortis de procès-verbaux. Lesdits documents ont été contresignés par tous les acteurs concernés, wilaya, Agence urbaine et présidents des communes intéressées. Ces documents, une sorte de «gentleman's agreement«, lient les différents intervenants dans la lutte contre les dépassements en matière de construction et permettent en plus, selon Rharrabi, de préciser les responsabilités de chacun dans ce domaine. Un premier accord avait été signé avec les communes urbaines de la wilaya en septembre dernier, suivies par d'autres communes rurales le vendredi 7 décembre. Cet accord servira en plus de base au lancement d'enquêtes socio-économiques qui permettront de connaître le profil des habitants pour faciliter les opérations de réaménagement ou de recasement des populations. Concernant les responsabilités, le wali ne mâche pas ses mots. «Cette situation est le fruit d'années de laisser aller dans lequel tout le monde avait sa part de responsabilité, les agents d'autorité inclus. Il s'agit maintenant de couper avec ces pratiques«, note Rharrabi. Et d'ajouter que la sévérité sera de rigueur en cas de tout dépassement futur, quels que soient les responsables. Un message qui n'est pas tombé dans les oreilles de sourds. Reste que dans ce dossier comme dans d'autres, la clé de la réussite réside dans la continuité.

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