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    Dossier Tétouan«L'informel pèse lourd sur l'économie de la villeInterview de Abdelhadi Benallal

    Par L'Economiste | Edition N°:1165 Le 14/12/2001 | Partager

    Dans un entretien accordé à L'Economiste, Abdelhadi Benallal, président de la Chambre de Commerce de Tétouan et vice-président du Conseil régional de Tanger-Tétouan, dresse un tableau de la situation actuelle de l'économie de la ville de Tétouan ainsi que des chantiers en cours dans la région.- L'Economiste: Quelle est la situation de l'informel à Tétouan?- Abdelhadi Benallal: La situation industrielle et commerciale de Tétouan continue d'être inquiétante, car l'informel y connaît un essor important. La contrebande continue de peser lourd sur l'économie de la région. En ce mois de Ramadan, le rythme s'accélère et les produits de grande consommation, surtout alimentaires, connaissent une augmentation de leur volume. Par contre, pour d'autres produits, on remarque un recul significatif. C'est le cas des couvertures. Un recul qui est plus dû à la réaction du marché local et de l'offre nationale qu'à des actions de contrôle ou de lutte contre l'entrée clandestine de ces produits. - Dernièrement, on a laissé entendre que Tétouan pourrait bénéficier des avantages fiscaux de Tanger. Qu'en est-il? - Cet été, les industriels de la région ont commencé à entrevoir des lueurs d'espoir dans ce sens. Dans une réunion avec des personnalités de l'industrie et du commerce de la ville, le conseiller du Roi, Mohamed Kabbaj, s'est montré très sensible quant aux demandes concernant l'alignement de Tétouan sur les avantages fiscaux de Tanger (50% de l'IS, essentiellement, ndlr). Mais à notre grande déception, la Loi de Finances de l'année 2002 n'a en aucun cas fait allusion à cet alignement. Et le fait de ne pas pouvoir compter sur cet avantage qui représente une charge pour leurs frais et coûts de production, comparés à leurs concurrents directs, Tanger d'un côté et Sebta de l'autre, handicape lourdement l'économie de la ville et de l'arrière-pays.- Comment voyez-vous la complémentarité entre Tanger et Tétouan au sein de la région du nord?- Le développement au sein de la région devra être posé sur la base d'une croissance régionale, c'est-à-dire en prenant en considération toutes les potentialités de la région et donnant à chaque ville ses chances de développement. Dans ce sens, le développement régional ne peut être que quadripolaire. Tanger jouerait le rôle du pôle principal d'activité économique, essentiellement axée sur les activités industrielles et commerciales. Ensuite, un pôle consacré à l'industrie agroalimentaire et à la pêche dont Larache serait le chef-lieu. Tétouan pourrait se spécialiser, à son tour, dans le tourisme balnéaire et écologique, tout en constituant une base arrière pour le développement industriel de Tanger. Chaouen pourrait se développer en matière de tourisme de montagne et d'élevage, sans oublier les possibilités dans la petite industrie et l'artisanat. Ce scénario permettrait de développer d'une manière homogène la région, tout en maintenant en place les populations. Mais, un effort important en matière d'infrastructure doit être fourni dans ce sens. - Vous faites allusion au projet de liaison rapide entre Tanger et Tétouan. Où en est-il actuellement?- Nous avons longuement bataillé au sein du Conseil régional afin de rapprocher Tétouan de Tanger par une voie express. Le Conseil régional avait adopté l'idée, qui devait être menée à terme en coopération avec le ministère de l'Equipement et l'Agence de Développement des Provinces du Nord. Malheureusement, d'après le ministère de l'Intérieur, le Conseil régional n'aurait pas la vocation de construire des routes. Ce qui me surprend énormément alors que nous savons pertinemment que dans le Souss, une route a été lancée par le Conseil régional sans que cela gêne le ministère. L'optimisme est par contre de rigueur, vu que le tronçon reliant Tétouan à Fnideq sera lancé incessamment et nous aurions aimé que d'autres projets prévus ne soient pas mis au placard et que nous puissions dans les jours qui viennent voir ce projet qu'est la route express, vital pour Tétouan, se concrétiser. D'un autre côté, un autre projet qui devra avoir beaucoup d'impact sur la région de Tétouan reste le projet de la zone franche de Fnideq. Cette dernière risque de se voir relancée vu que le port de Tanger-Atlantique sera déplacé du côté de Ksar Sghir. - Comment ont été ressenties les récentes actions en matière de réglementation du commerce ambulant?- Malheureusement, ce n'est pas la première fois que de telles décisions sont prises, le problème réside dans la continuité. Depuis quelques années déjà, les commerçants ont été habitués à des campagnes de lutte limitées dans le temps contre la vente ambulante qui leur occasionne des pertes énormes, puisqu'elle constitue une concurrence déloyale directe et donc ils sont dans l'expectative de voir combien elle durera. Nous connaissons parfaitement la manière de travailler et la rigueur de l'actuel wali, nous avons bon espoir cette fois-ci.Propos recueillis par Ali ABJIOU

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