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Dossier SIAM
Meknès-Tafilalet
Puissance agricole, nain industriel

Par L'Economiste | Edition N°:2762 Le 23/04/2008 | Partager

. Le premier pôle de production de fruits et légumes . L’agroalimentaire en tête des industries de la région DANS un entretien en avril 2007 à L’Economiste à l’occasion de la 2e édition du Salon international de l’agriculture du Maroc (SIAM), Hassan Aourid, wali de la région, affirmait «qu’il y a un Meknès d’avant le salon de l’agriculture et un Meknès d’après». Cette affirmation trouve sa justification dans le coup de projecteur de cette manifestation internationale sur une région aux potentialités aussi riches que diversifiées. La richesse et la diversité en premier lieu du paysage. La forêt du Moyen-Atlas, qui s’étend sur 800.000 ha, comprend des espèces rares: le cèdre (103.000 ha) et le chêne dans la région d’Ifrane, les oasis de la région de Tafilalet qui présentent non seulement un intérêt touristique, mais surtout historique, biologique, voire écologique. Il est donc naturel que l’agriculture joue un rôle majeur dans l’économie régionale. La production agricole est dominée par les céréales, 73% des superficies cultivées, suivies par l’arboriculture qui occupe 13% des surfaces et, en 3e position, les légumineuses avec 4% d’occupation. Cela fait de la région le premier pôle de production de fruits et légumes du pays et deuxième foyer de production de dattes. Cœur du vignoble marocain et producteur d’amandes et d’agrumes, la région fournit également des productions importantes de pommes de terre, d’oignons et de tomates industrielles. Mais elle est surtout réputée pour la production de l’olivier. La culture oléicole est pratiquée sur 20.500 hectares et la production d’olives s’élève à 90.467 t/an et représente 19% de la production nationale. En ce qui concerne l’huile d’olive, la région en produit 7.000 tonnes par an, soit 15% de la production nationale. Quoique traditionnel, l’élevage occupe, de son côté, une bonne place dans l’économie régionale et les opportunités d’investissements ne manquent pas, entre autres, dans la production des viandes rouges et l’élevage de caprins en intensif. . L’agroalimentaire, fer de lanceDeuxième moteur de l’économie de la région, l’industrie exerce un effet d’entraînement sur l’ensemble des activités, en particulier par la valorisation des produits agricoles, même si le secteur demeure encore peu développé ayant une faible part n’excédant pas les 3% au niveau national dans toutes les grandeurs économiques. La région de Meknès-Tafilalet abrite en fait 235 établissements industriels productifs se caractérisant par une forte concentration dans la préfecture de Meknès à concurrence de 73%. Les autres provinces détiennent une part assez faible variant d’environ 3 à 8%. La délégation du ministère du Commerce et de l’Industrie révèle qu’en 2006, la production industrielle s’est élevée à près de 8 milliards de DH, dont plus de 65% concentrés dans la préfecture de Meknès, suivie par la province d’Errachidia avec 28%. Cette production a généré une valeur ajoutée de plus de 1,2 milliard de dirhams, la préfecture de Meknès y contribuant à concurrence de plus de 90%. Les exportations, quant à elles, se sont élevées à 675 millions de dirhams concentrés à raison d’environ 89% dans la préfecture de Meknès. Les unités industrielles ont investi plus de 124 millions de dirhams, accaparés également par la préfecture de Meknès à raison de 78%. Le secteur agroalimentaire occupe une place importante dans la région eu égard de ses potentialités agricoles. Par ailleurs, les industries agroalimentaires se concentrent, dans une large mesure, dans la préfecture de Meknès, et ce, à concurrence de 67% par rapport au total du secteur dans la région. La production de cette préfecture s’élève à 3.403 millions de dirhams, générant ainsi une valeur ajoutée de 705,5 millions de dirhams. Ce sont essentiellement les minoteries, les conserveries, les unités oléicoles et vinicoles qui forment la colonne vertébrale de l’industrie dans la région. Les relais de croissance sont donc bien identifiés.. Un fort potentiel sous exploité dans le tourisme Côté tourisme, Meknès-Tafilalet regorge de potentialités touristiques multiples et variées lui permettant de devenir une destination touristique à part entière. La région dispose en fait d’un fort potentiel culturel avec Meknès, ville impériale renfermant un précieux patrimoine architectural qui lui a valu d’être classée «Patrimoine universel de l’humanité» par l’Unesco, Volubilis, cité romaine, et le Tafilalet avec ses ksours, ses oasis et ses palmeraies. La région est aussi un espace de tourisme rural par excellence avec la chaîne du Moyen-Atlas, ses cédraies imposantes, ses lacs et ses forêts. Elle offre la possibilité d’exercer plusieurs activités touristiques: sports d’hiver, trekking, randonnées pédestres et équestres, VTT, chasse, pêche... L’aménagement des Pays d’accueil touristique (les fameux PAT) à Ifrane, Khénifra, Errachidia, y stimulera à ce titre le développement et la promotion du tourisme rural. A cela s’ajoutent d’autres produits de niche prometteurs, tels le thermalisme, les bains de sable, l’écotourisme, l’agrotourisme, les sports, congrès, aventure… De fait, la diversité qui caractérise Meknès-Tafilalet lui permet aisément de satisfaire plusieurs types de demandes et durant toute l’année. Néanmoins, l’activité touristique demeure en deçà de ce fort potentiel touristique. Les indicateurs en termes d’arrivées, de nuitées, d’occupation et de durée moyenne de séjour révèlent que la région représente aujourd’hui 5,2% des arrivées totales du Maroc et seulement 2,5% de ses nuitées. La durée moyenne de séjour est donc 2 fois moindre dans la région. Par ailleurs, les arrivées et nuitées de la région croissent moins vite que sur l’ensemble du Maroc au cours des 10 dernières années avec un point de moins par an en moyenne. L’étude de repositionnement de la destination, qui servira de «feuille de route» pour l’élaboration du PDRT de la région, révèle que, malgré ses ressources naturelles, la région manque de positionnement clair et différencié. «Meknès et ses environs possèdent de nombreux sites culturels qui témoignent d’un passé prestigieux et sont inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le territoire de Rissani est inclu dans le périmètre de la réserve de biosphère des oasis du sud marocain. Par ailleurs, le Tafilalet possède quelque 400 ksours qui représentent une richesse patrimoniale unique. Cependant, la notion de cœur historique du Royaume est insuffisamment valorisée», indiquent les concepteurs de l’étude. La capacité hôtelière de Meknès demeure aussi insuffisante et le manque d’animation handicape l’activité touristique. Côté transport, Meknès partage un aéroport international avec Fès alors qu’Ifrane dispose d’un aérodrome touristique. Errachidia dispose d’un aéroport national qui demeure sous exploité et très peu connecté avec le reste du Maroc. La région est relativement bien desservie au niveau routier/autoroutier. Mais les accès routiers sont défaillants dans la région de Khénifra ainsi que dans la vallée de Tislit. Rachida BAMI

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