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Dossier SIAM
Meknès-Tafilalet: L’activité pastorale marque le pas

Par L'Economiste | Edition N°:2762 Le 23/04/2008 | Partager

. Le cheptel évolue faiblement malgré un potentiel important . La dégradation des parcours et le surpâturage menacent l’élevage POUR la région de Meknès-Tafilalet, l’élèvage est un pilier essentiel de l’économie agricole. L’effectif des bovins s’élève à environ 160.000 têtes, soit près de 6% du cheptel national, selon les statistiques du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes. De fait, le volume de la production laitière au niveau de la région est de près de 85 millions de litres, soit 9% de la production nationale. La province d’El Hajeb vient en tête avec une quantité produite de 37 millions de litres. L’effectif des ovins au niveau régional s’élève, de son côté, à 1,925 million de têtes. La province d’Ifrane concentre à elle seule un tiers de cette population., autant à Khénifra et un cinquième à Errachidia (21%). Meknès intra-muros et El Hajeb concentrent respectivement 5 et 11%. Dans l’ensemble, l’évolution de l’effectif présente une stagnation à l’instar de l’effectif national. L’effectif régional des ovins par rapport à l’effectif national reste ainsi le même aux environs de 16%. Ce taux permet de considérer la région et principalement les provinces de Khénifra et Ifrane, comme une zone à vocation élevage ovin. La province d’Errachidia abrite près de deux tiers (57%) de l’effectif des caprins sur 566.000 têtes recensées dans la région. Juste derrière, elle est suivie de Khénifra avec 29%. Au vu de ces données, ces deux villes peuvent être considérées comme d’importantes zones à vocation élevage caprin. Cependant, malgré ce potentiel, l’évolution du cheptel connaît un faible développement. Il s’agit principalement d’un élevage extensif où prédominent les ovins. Il doit son développement surtout à l’existence de vastes parcours collectifs et forestiers. Pour l’essentiel, les méthodes de conduite du cheptel demeurent traditionnelles à l’exception d’une poignée d’exploitations qui utilisent des techniques modernes, la sélection des races, et dans certaines zones, à la progression de la stabulation. La région se distingue, par ailleurs, par l’existence de la race ovine «Timahdite» qui est l’une des plus performantes. La zone du Tafilalet est, quant à elle, réputée par l’existence de la race «Demmane» connue pour être très prolifique. L’élevage bovin est conduit de son côté selon le mode intensif dans la zone limitrophe de Meknès et d’El Hajeb et extensif ailleurs. Ce qui fait que ces deux provinces se distinguent par l’importance de la part du cheptel amélioré, qui a atteint 64% du total. Cette proportion s’explique par la modernisation des méthodes d’élevage pratiquées alors que dans l’ensemble de la région de l’Atlas, l’élevage des bovins reste marginal et les indicateurs ne dépassent pas les moyennes nationales. A cela s’ajoute la dégradation des parcours qui occupent près de la moitié de la superficie de la région. Ils sont en fait exploités le plus souvent collectivement et sans régulation ni contrôle effectif. Les modes de conduite des troupeaux sont orientés essentiellement vers la subsistance du plus grand nombre possible d’animaux, et non pas vers l’optimisation de la production. Ce qui fait que les performances économiques sont faibles et la majorité des éleveurs, en dépit de la surexploitation des ressources, vivent dans des conditions difficiles d’isolement et de sous-équipement.La réduction des terres collectives de parcours et la protection des forêts risquent aussi d’entraîner une augmentation plus que proportionnelle de la charge par ha disponible et mettent sérieusement en péril, si elle n’est pas accompagnée de mesures adéquates, le maintien du couvert végétal notamment dans les zones montagnards. De fait, le développement de l’élevage passe incontestablement par l’amélioration de la qualité et de la valeur des animaux, élevés de manière plus rationnelle, l’exploitation rationnelle des parcours et le maintien des ressources fourragères. Les pouvoirs publics sont également appelés à lutter contre la dégradation des parcours et à lancer des projets pour améliorer les pâturages et à en rationaliser l’exploitation.


Une vitrine auprès des investisseurs

LE secteur de l’élevage est une des «marchandises» de la vitrine de la région de Meknès-Tafilalet auprès des investisseurs. Le développement de la production des viandes rouges notamment, l’élevage de caprins en intensif pour répondre à la hausse de la consommation de la viande rouge et des fromages de chèvres, offre plus qu’une opportunité. Facile à dire qu’à faire car il faut au préalable l’épineuse question foncière et des installations de la chaîne de froid. Deuxième possibilité, la production de la viande de la dinde par la création de pépinières de production de dindonneaux. Le débouché serait les unités d’élevage de la dinde et les investisseurs peuvent également opter pour la production de la viande de la dinde destinée à l’exportation. Il y a enfin le développement de la cuniculiculture. Si elle est actuellement conduite à petites échelles, ce type d’élevage pourrait être conduite en unités pour alimenter le marché local en viande lapine.Rachida BAMI

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