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Dossier SIAM
Gestion de l’eau
Surexploitation et gaspillage assèchent la ressource

Par L'Economiste | Edition N°:2762 Le 23/04/2008 | Partager

. La tarification stimule la sous-valorisation . Baisse de 20% des apports sur 30 annéesRareté, irrégularité dans le temps et dans l’espace et sous-valorisation des utilisations. Voilà les caractéristiques majeures du contexte hydrologique marocain. En effet, les précipitations totales, estimées en moyenne à 140 milliards de m3, varient, selon les années, de 50 à 250 milliards de m3, soit un rapport de 1 à 5. Ce qui est d’une excessivité déconcertante. De plus, ces précipitations sont généralement concentrées dans les mois pluvieux de fin d’automne et d’hiver et ne tombent que pendant un nombre de jours limité: près de 20 jours au sud et 70 au nord du pays. Les écoulements superficiels, somme toute limités, qui en résultent sont évalués en moyenne à près de 18 milliards de m3 et varient selon les années entre 5 et 47 milliards. Ils sont l’effet de quelques crues, au demeurant brèves et intenses. Sur l’ensemble des ressources en eau disponibles, évaluées actuellement à 22 milliards de m3, seulement 17 milliards sont mobilisables dans des conditions techniques et économiques acceptables. Ces données, fournies par le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement, renseignent donc sur l’offre de la ressource hydrique. Mais encore faut-il intégrer l’effet négatif des changements climatiques sur le régime des précipitations. Selon le département de Abdelkbir Zahoud, «la moyenne nationale des apports en eau de surface a chuté de 20% au cours des trente dernières années». Cette moyenne est mesurée rien qu’au niveau des zones des barrages. En outre, ces changements climatiques augmentent les risques liés aux phénomènes météorologiques extrêmes, notamment les sécheresses et les inondations. Mais qu’en est-il de la demande?Un premier constat largement partagé même parmi les grands usagers: le potentiel hydrique est fortement sollicité. D’où la surexploitation de la quasi-totalité des nappes du pays. Ce potentiel est aussi menacé par la pollution, générée par les rejets urbains et industriels et par l’usage de plus en plus intensif des engrais chimiques et des pesticides en agriculture. Paradoxalement, cette mobilisation accrue est sous valorisée. La plus-value résultant du m3 mobilisé demeure faible en raison des piètres performances des usages qui en sont faits et des faibles rendements des réseaux de distribution. Cette insuffisance est souvent stimulée par une tarification inappropriée, n’incitant pas à un usage rationnel de la ressource. Dès lors, quelle stratégie pour sécuriser la ressource? Il est de notoriété internationale que le Maroc a réalisé d’importantes avancées dans le domaine. Même la Banque mondiale lui reconnaît le titre de «champion» dans la région Mena. N’empêche que l’exploitation de la ressource hydrique aliène tout le devenir des générations futures. Pour répondre au défi, une stratégie polyvalente est d’ores et déjà définie. Elle vise à la fois l’augmentation de l’offre et la maîtrise de la demande. A cet égard, le secrétariat d’Etat à l’Eau et à l’Environnement a développé un ensemble d’orientations stratégiques ciblant les dysfonctionnements et les moyens à mobiliser. Dans la perspective d’éviter les scénarii catastrophiques qui se profilent dans certaines régions.


Projets de transferts

En plus des 13 systèmes de transfert d’eau déjà en service (1.100 km pour un volume de près de 2,5 milliards de m3), de nouveaux projets devront être réalisés parce que devenus incontournables. Le principal projet concerne le transfert de plus d’un milliard de m3 d’eau par an du Sebou vers le centre du pays. D’autres possibilités de transferts inter-bassins ont été aussi identifiées. Il s’agit du transfert d’environ 200 millions de m3 du Haut Sebou vers le Saïss, celui de 800 millions du Loukkos et de l’Oued Laou vers le Sud ainsi que le transfert de 1,2 milliard m3 du Sebou vers la Chaouia et le Haouz. L’objectif escompté est de réduire les disparités territoriales et de consacrer la solidarité entre les bassins du Royaume. Il est temps en effet de mettre fin au paradoxe qui consiste pour un pays semi-aride de gaspiller 2 milliards de m3 par an.A.G.

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