×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Dossiers

Dossier Settat-BerrechidL'industrialisation précoce de la Chaouia

Par L'Economiste | Edition N°:967 Le 28/02/2001 | Partager

. Après l'euphorie des années 80-90, toute la région de la Chaouia-Ouardigha est en train de connaître un véritable déclinSettat, chef-lieu de la région Chaouia-Ouardigha, est située sur une plaine fertile qui lui a lui valu le nom de Grenier du Maroc. En outre, la région dispose d'un potentiel en eau conséquent avec des nappes phréatiques, l'oued Oum Rabii et plusieurs barrages dont Al Massira (2ème du Maroc). Tous ces atouts ont permis à la région d'être l'une des plus riches en matière agricole.Hormis ces potentialités, Settat dispose depuis le début des années 80 d'un important tissu industriel. Sa ZI s'est développée rapidement avec un rythme de croissance dépassant les 30% par an. Malgré tout cela, la ville est en déclin. Des unités industrielles (surtout des PME/PMI) ferment une à une. Les raisons sont nombreuses. Pour certaines, c'est la conjoncture économique nationale et internationale qui est en cause; pour d'autres, c'est le manque de moyens financiers et de sérieux dans la gestion qui est à blâmer.A Settat, qui compte quelque 100.000 habitants, le malaise social se fait sentir et les autorités perdent de plus en plus le contrôle de la ville. Les Settatis commencent à souffrir du manque de sécurité dans certains quartiers (Dallas et Batouar) où même les forces de l'ordre auraient du mal à pénétrer.Les problèmes de la ville ne s'arrêtent pas là. En sillonnant les ruelles, loin de l'artère principale (boulevard Hassan II), on est choqué par l'anarchie qui caractérise cette petite ville. Les routes saccagées et les habitations menacées d'effondrement en sont devenues les principales caractéristiques. Sans parler de l'oued Boumoussa (en plein centre ville) dont les dernières crues ont provoqué l'éboulement d'une bonne partie d'un espace vert. Il demeure toujours une réelle menace pour tous les riverains. N'ayant pas pu contacter le président du Conseil municipal (voir encadré), nous avons tout de même appris par un conseiller que les travaux concernant l'oued Boumoussa n'étaient pas encore à l'ordre du jour.Selon la Chambre de Commerce de la Province de Settat (qui coiffe également celle de Ben Slimane), le secteur informel représente également un énorme problème. La Chambre ne cesse de protester auprès de la municipalité contre la présence sur un espace vert (terrain municipal) d'un immense marché: «Makro». Baptisé ainsi par les commerçants qui l'animent (plus de 300), ce marché regroupe toutes les marchandises possibles et imaginables: des vêtements aux ustensiles de cuisine, en passant par l'agroalimentaire et les jouets. Makro se trouve non loin de la kasbah, à quelques mètres seulement du boulevard Hassan II, juste derrière la mosquée de Sidi Loughlimi, donc en plein centre-ville. «Pire encore, le site sur lequel ces commerçants se sont installés se trouve juste au-dessus d'un canal qui risque de s'effondrer d'un jour à l'autre», précise-t-on à la Chambre de Commerce. Des fonctionnaires ont pourtant bien fait leur travail: ils ont classé l'endroit «non aedificandi». Mais d'autres, ceux qui doivent empêcher l'installation des marchands, ont failli à leur devoir. Les commerçants de Makro vivent en général sur place, à côté de leurs marchandises, dans des conditions hygiéniques désastreuses. Lors des dernières pluies, tout le marché a été inondé causant de graves dégâts matériels. Malgré cela, les vendeurs de Makro refusent de s'installer ailleurs. Ils sont très bien organisés. Des règles bien définies régissent toutes leurs activités et ils se présentent toujours en groupe pour défendre leurs intérêts. Des commerçants «légaux» accusent la municipalité de négligence et soupçonnent les agents d'autorité de connivence avec les commerçants «informels». Makro est devenu une véritable menace non seulement pour la sécurité des habitants, mais également pour le devenir touristique de la ville. Selon le directeur de la Chambre de Commerce de Settat, M. Jelloul Samsseme: «Celle-ci est prête à octroyer à la municipalité toute l'assistance nécessaire pour résoudre ce problème». A bon entendeur, salut!


La «réunionite» de M. le Président!

Le président du Conseil municipal, M. Abdellah Tourabi, refuse de rencontrer la presse ou alors c'est sa secrétaire, Faouzia, qui fait la pluie et le beau temps à la municipalité. Dans les deux cas, ça serait grave. Tout a commencé un mardi après-midi, au téléphone. Faouzia refuse de me passer le président. «Il est en réunion!» répète-t-elle à chaque fois. Me voyant insister pour obtenir un rendez-vous pour le lendemain, elle affirme que le président est toujours là: «Venez quand vous voulez!» Le lendemain, mercredi, une fois à Settat, je découvre que le président ne vient jamais le matin. «Il faut revenir à 15h», dit-elle. A 16h, il vient d'arriver. Je dois patienter. Trois heures plus tard, il souffrait toujours de sa «réunionite» chronique. A 19h, Faouzia me rassure: «Partez! On vous rappellera». Le chaouch vient me voir et me prévient: «Allez-vous-en! Il ne vous recevra jamais!»Le jeudi matin, un membre du Conseil municipal m'assure que «ce n'est qu'un malentendu, que le président est débordé en ce moment» et me promet de faire «le nécessaire pour un rendez-vous, le soir même, avec M. Tourabi». Le jeudi soir, vers 16h, j'appelle la municipalité. Faouzia décroche: «Monsieur, veuillez rappeler, il est en réunion!» A. E. H.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc