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Dossier SantéRéforme hospitalière: La machine mise en branle

Par L'Economiste | Edition N°:1153 Le 28/11/2001 | Partager

. Cinq hôpitaux publics vont bénéficier d'une assistance technique. Neuf autres suivront dans deux ansLa réforme hospitalière mise sur pied en partenariat avec la BIRD (Banque d'Investissement pour la Recherche et le Développement), connue sous l'appellation de Projet de Financement et de Gestion du Secteur de la Santé (PFGSS), entre dans sa phase active à partir de décembre. Cinq régions ont été sélectionnées pour bénéficier durant les deux prochaines années de l'assistance technique et de la formation en vue d'instaurer une autonomie de gestion hospitalière. «Nous avons veillé à ce que l'assistance technique et le transfert de compétences soient domiciliés directement dans les hôpitaux publics pour assurer un rythme soutenu sur le terrain», explique Abdelali Belghiti Alaoui, responsable de l'Unité de mise en oeuvre de la réforme de santé (UMER) au ministère.Sont concernés les hôpitaux de Settat, Agadir, Meknès, Béni-Mellal et Safi. A noter que les CHU (Centres Hospitaliers Universitaires) ne sont pas ciblés. La validaton des projets d'établissement pour les cinq structures s'effectuera dans un délai de trois à six mois et débouchera sur le lancement des achats de matériel et des travaux de construction.A rappeler que l'accord de prêt de la Banque Mondiale d'un montant de 76,1 millions de dollars avait été signé en 1998. La première étape, destinée à préparer les marchés et sélectionner l'assistance technique, a requis plus de temps que prévu du fait notamment de la lenteur des procédures.Parallalèlement, quatre autres hôpitaux devront bénéficier de l'appui du programme MEDA (don de 20 millions d'euros) pour la décentralisation et la gestion des services de santé. Au bout d'une année donc, ce sont au total neuf hôpitaux qui auront leur projet d'établissement, qui équivaut à un plan stratégique hospitalier. «Jusqu'à présent, la majorité des projets d'investissement visant la construction et l'équipement de nouvelles structures a été réalisée sur une base quasi intuitive, engendrant inévitablement des problèmes de rentabilité», affirme Abdelali Belghiti Alaoui. Désormais, le projet d'établissement oblige l'équipe dirigeante à entreprendre une véritable étude de faisabilité et de rentabilité. Celle-ci doit être discutée avec les professionnels de l'hôpital pour receuillir leur adhésion et validée au niveau central.Preuve de l'importance de ce volet, 95% du budget global affecté au PFGSS sont destinés au renforcement de la gestion hospitalière et à l'amélioration de la qualité de service, soit une enveloppe de 72,2 millions de dollars.L'expérience qui a touché au départ cinq régions, sera étendue à neuf autres les trois années suivantes. Autre composante du PFGSS: la réforme du système de financement qui mobilise un montant de 2,12 millions de dollars. Celle-ci s'appuie sur l'AMO (assurance-maladie obligatoire) et le RAMED (Régime d'assurance médicale pour les économiquement faibles) qui sont encore au stade de projet. La décision stratégique consiste à séparer la fonction de production de la fonction de financement. «L'objectif est de centrer l'hôpital public sur sa mission essentielle, à savoir la prestation de services de qualité et non la quête constante de sources de financement». Condition préalable: responsabiliser le management via des contrats-programmes. Chaque hôpital devra fixer des objectifs et rendre compte en fin de période... à condition de maîtriser le système de facturation des actes et instaurer une comptabilité analytique. Ce sera justement l'un des chantiers sur lesquels devra plancher l'assistance technique au niveau de chaque hôpital. A en croire le responsable de l'UMER, ce dispositif doit être fin prêt au moment de l'adoption de l'AMO, de manière à être immédiatement opérationnel.


Les objectifs de la réforme

• Répondre aux exigences de la transition sanitaire• Moderniser les hôpitaux (bâtiments, technologie...)• Rendre les hôpitaux publics concurrentiels (équilibrer le flux financier)• Améliorer le management des hôpitaux (performance)• Préparer la mise en place de l'assurance-maladie obligatoire (AMO) et du régime d'assistance médicale (estimation des coûts et facturation des actes) . Et les ressources humaines?La réforme hospitalière ne prévoit pas un volet gestion des ressources humaines. Cependant, une partie du budget est dédiée à la formation du personnel hospitalier. Le programme portera sur les outils modernes de gestion tels que la définition des priorités dans le cadre d'un plan d'actions. Parallèlement, l'entrée en vigueur du PFGSS va aider à la planification des effectifs. Sur la base d'un projet médical, l'équipe dirigeante est en mesure de définir l'offre de services et de prestations et donc ses besoins en personnel médical et paramédical.o. Les CHU pointés du doigtLes Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) continuent d'absorber 12% du budget de fonctionnement, alors qu'ils ne couvrent que 2% des besoins médicaux. Ils coûtent donc trop cher à la collectivité alors que ces ressources pourraient bénéficier aux soins de base et concerner une masse plus importante de la population. Tôt ou tard, il faudra s'acheminer vers une réelle autonomie des CHU avec à la clé un conseil d'administration pour sanctionner les déséquilibres des comptes.M. K.

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