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Dossiers

Dossier SantéMatériel médical: L'occasion fait de l'ombre au marché du neuf

Par L'Economiste | Edition N°:1153 Le 28/11/2001 | Partager

. Près de 60% des nouvelles cliniques s'équipent en matériel d'occasion, selon un professionnel. Les sociétés vendant le neuf ne peuvent se suffire des commandes de l'Etat, trop faibles et trop irrégulières Ce n'est pas l'euphorie chez les importateurs et fabricants du matériel médical. L'activité vivote, tellement la demande se fait rare. Elle est prise dans une espèce de cercle vicieux: les dépenses du Ministère de la Santé Publique (MSP) étant faibles et surtout englouties par les salaires, l'acquisition de matériel est souvent reléguée au second plan. La consommation de soins étant également faible, du fait d'une couverture médicale dérisoire (15% de la population sont couverts, soit à peine 4 millions d'individus), des médecins et cliniques sont souvent dans l'obligation de se serrer la ceinture. Conséquence: ils se tournent de façon de plus en plus systématique vers le marché de l'occasion. Selon les estimations d'un professionnel qui a requis l'anonymat, environ 60% des nouvelles cliniques sont équipées de matériel d'occasion. Or, les vieux appareils peuvent présenter des dysfonctionnements et induire des erreurs de diagnostic. Ce qui génère évidemment des surcoûts et constitue un grave danger pour la population, hormis le fait que cela la prive des progrès technologiques et scientifiques très rapides réalisés dans ce domaine. Il est à noter que le matériel médical englobe non seulement le gros matériel, mais aussi le matériel médico-chirurgical (sutures, compresses, sparadraps...).L'Etat, il est vrai, n'achète que du matériel neuf, mais les acquisitions demeurent très insuffisantes par rapport aux besoins de la population. Cette situation n'est pas pour arranger les sociétés qui importent et commercialisent le matériel neuf. Ces dernières disent souffrir d'une absence totale de visibilité sur les investissements étatiques. En fait, l'Etat achète par à-coups, sans planification aucune, ni prévisions, font remarquer des professionnels. “Nous avons besoin de connaître à l'avance les prévisions du ministère, de manière à passer les commandes et nous organiser en conséquence”, souligne Omar Benjelloun Touimi, chef du département commercial à la Division médicale de Siemens.Pour Adil Saâdani, président de l'Association professionnelle du matériel biomédical (APBM), “les investissements du MSP peuvent être multipliés par cinq d'une année à l'autre. Il faudrait qu'il établisse un plan quinquennal, de manière à permettre aux sociétés de s'équiper en conséquence, au lieu de naviguer à vue”. L'APBM reconnaît toutefois que des efforts ont été consentis par le ministère. “Il y a eu au cours des trois dernières années une forte volonté de mettre à niveau le parc biomédical des hôpitaux, ce qui s'est traduit par d'importants investissements”, affirme Adil Saâdani. Et d'ajouter: “Le MSP fait de plus en plus souvent de bonnes acquisitions et se professionnalise”.Au sein de l'APBM, l'une des priorités est de lutter contre le développement anarchique du matériel d'occasion. Depuis quatre ans déjà, ses membres tentent de sensibiliser les pouvoirs publics. Leur souhait, disent-ils, n'est pas de voir interdire l'importation du matériel d'occasion. Ils veulent plutôt qu'il soit soumis à un contrôle plus strict, qui devrait, selon eux, s'accompagner d'un certificat du fabricant, attestant que les exigences requises en matière de sécurité sont respectées. Selon Omar Benjelloun Touimi, les cliniques et cabinets privés devraient pratiquer des tarifs qui seraient en fonction de l'âge du matériel acquis, comme cela se fait en Europe. Un médecin ou une clinique disposant de matériel obsolète devra donc afficher des tarifs inférieurs à ceux du médecin ou de la clinique disposant d'équipements neufs.Avec l'assurance-maladie obligatoire (AMO), l'APBM espère sortir de l'impasse, la hausse de la demande de soins devant induire une augmentation de celle des produits et équipements biomédicaux. Comme tous les professionnels opérant dans le secteur de la santé, ceux du matériel médical appellent de leurs voeux cette couverture généralisée, qui tarde à voir le jour.


Quelques prix

- IRM (Imagerie par Raisonnance Magnétique): entre 8 et 12 millions de DH;- Scanner: entre 2,5 et 3,5 millions de DH;- Ecographe Dopler couleur: autour de 800.000 DH; - Table opératoire: 360.000 DH; - Le scialytique (appareil servant à fournir l'éclairage sur la partie du corps devant être opérée): entre 60.000 et 320.000 DH;- Couveuse électrique: entre 120.000 et 300.000 DH;- Autoclave (matériel servant à la stérilisation des instruments utilisés, des blouses...) entre 80.000 et 340.000 DH. . Préférence nationaleL'industrie locale de consommables médicaux est née il y a une trentaine d'années. Les entreprises qui oeuvrent dans ce secteur importent la totalité des matières premières. Elles fabriquent localement les produits finis dont elles écoulent une partie au Maroc et l'autre dans les pays voisins. Pour développer cette industrie, les professionnels souhaitent davantage de mesures incitatives de la part de l'Etat. Rachid El Bouri, directeur général de Sterifil, regrette que le Maroc n'accorde pas la préférence de manière automatique aux produits locaux, comme c'est le cas en Tunisie. “Au Maroc, le seul critère pris en considération est le prix. Le MSP cherche toujours le moins-disant”. Nous luttons depuis plusieurs années en faveur de l'approche du mieux-disant, affirme-t-il. Une politique d'encouragement est nécessaire pour permettre à cette industrie de grandir et se développer. Pour le président de l'APBM, cette politique pourrait se traduire par le principe de préférence nationale et des mesures fiscales et douanières appropriées. Depuis février 1997, une circulaire réglemente tout le matériel médical et paramédical que le MSP achète. Auparavant, seuls les médicaments devaient avoir une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché). Maintenant, l'Etat n'achète que les produits contrôlés, et c'est tant mieux. Ce n'est pas le cas pour beaucoup dans le secteur privé, est-il souligné. A ce niveau, les sociétés structurées font face à une rude concurrence. “La Chine et le Pakistan déversent sur le marché des stocks de marchandises à des prix bradés, mais de très mauvaise qualité”, note Mustapha Azza, directeur commercial et marketing chez Sterifil. . Un chiffre d'affaires annuel de 600 millions de DHParmi les quelque 250 sociétés qui opèrent dans le secteur, une trentaine sont jugées “significatives”. Les unes importent et distribuent localement de l'équipement médical (appareillage, machines...). Ce sont soit des sociétés marocaines représentant des marques étrangères (Eramedic...), soit des filiales de firmes multinationales (Siemens, Phillips...). Les autres opèrent dans le secteur du consommable et des fournitures médicales et paramédicales (sondes, sutures, adhésifs...). Le chiffre d'affaires global du secteur est estimé à quelque 600 millions de DH par an.Les donneurs d'ordre sont le Ministère de la Santé Publique, les cliniques CNSS, les CHU (de Casablanca et Rabat), les hôpitaux militaires et le secteur privé. Les principaux équipements médicaux distribués sont les appareils de diagnostic (radiologie, ultrasons, matériels d'exploration, automates de laboratoires...) et les équipements électromédicaux (respirateurs, moniteurs de surveillance, appareils de traitement...). Nadia BELKHAYAT

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