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Risques industriels: Mieux

Par L'Economiste | Edition N°:1221 Le 07/03/2002 | Partager

. L'identification et l'évaluation sont les maîtres mots d'une bonne prévention. Mais sans l'implication de tous, c'est peine perdueBien souvent, ce n'est qu'après un gros sinistre que l'enjeu d'une gestion des risques est saisi par les chefs d'entreprise. Pour l'heure, ce sont surtout les grandes structures qui intègrent cette démarche. La majorité d'entre elles mettent souvent en place de vastes systèmes de gestion conjuguant les exigences des normes internationales et celles de directives internes dictées, dans le cas de filiales de multinationales, par leur maison mère. Pourtant, explique Mustapha Ghayor, directeur de la Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP), l'introduction d'un processus d'analyse simple permettrait aussi aux PME d'établir un catalogue des menaces et de mettre en place un système pour diminuer les risques et réagir d'une manière appropriée.Les risques inhérents à l'activité industrielle sont multiples et variés (nucléaire, biologique, incendie, explosion...). Les dangers et leur ampleur dépendent généralement de la nature même de l'activité de l'entreprise. Ainsi, dans l'industrie chimique, le risque n'est pas le même que dans l'agro-industrie ou le BTP.Dans le secteur cimentier, par exemple, les risques sont souvent liés à l'utilisation de l'énergie électrique et thermique et la présence de machines lourdes tournant à grande vitesse. Le transport et la circulation de camions et d'engins ou l'utilisation d'explosifs (dans le secteur minier) représentent également des risques. «Les mesures de prévention mises en place prennent en compte tous ces éléments. Elles s'inscrivent toutes dans le cadre d'un projet de sécurité global: zéro accident«, indique un opérateur du secteur qui a requis l'anonymat. Les mesures de prévention sont prises dans un cadre procédural clair et strict, ajoute la même source. Ces mesures nécessitent avant tout la formation du personnel à la conduite des opérations. La formation concerne le fonctionnement normal, les consignes de sécurité à appliquer, le fonctionnement anormal ou les dérives possibles, les exercices et simulations ainsi que les premières actions à mener en cas d'accident (mise en sécurité de l'installation et du personnel). Mais la prévention passe aussi par une bonne conception et un bon entretien des installations ainsi que par l'adoption de mesures techniques de sécurité. Ces dernières doivent agir à deux niveaux: d'abord, la diminution de la probabilité du risque, ensuite la réduction de la gravité de ses effets. Pour le premier niveau, il s'agit d'actions visant à prévenir, détecter et corriger toute dérive avant que survienne un accident. Pour le second niveau, des mesures doivent être prévues pour maîtriser l'incident et éviter qu'il ne prenne de l'ampleur (arrêt rapide d'une fuite, extinction d'un début d'incendie...). Mais, sans engagement du personnel, cette démarche s'avère vaine, signale El Mostafa Moumni, directeur de la division Consumer Care à Bayer Maghreb. El Houssine Es-Sadki, chef d'usine/approvisionnement à Bayer Maghreb, souligne en effet que «la maîtrise des risques ne peut se faire sans une implication effective et totale de tout le personnel de l'entreprise«. . Pas de décharge contrôléeSelon lui, «souvent les gens ne connaissent pas le risque et s'exposent inutilement«. Aussi, des moyens comme l'affichage ou l'octroi de primes d'encouragement sont-ils utilisés pour sensibiliser le personnel et l'inciter à adopter des comportements conformes aux normes de sécurité.Généralement, dans les grands groupes, une formation au management de la sécurité est dispensée.Dans l'industrie chimique, des risques d'explosion, intoxication ou contamination constituent les grandes menaces aussi bien pour l'homme que pour l'environnement. Aussi, les approches de prévention adoptées reposent-elles sur une gestion combinée de la santé, sécurité et l'environnement, indique Yves Menahez, directeur Achats et HSE à Akzo Nobel Maroc. C'est le fameux concept HSE (Health, Security & Environnement) qui trouve son application dans la majorité des grandes entités chimiques et parachimiques. Dans cette démarche, «la prévention repose essentiellement sur une identification et une évaluation précise et pointilleuse des risques à tous les niveaux et à toutes les étapes«, explique-t-il. Sur le site de production, l'ensemble du process est maîtrisé et contrôlé depuis la réception des matières premières jusqu'aux produits finis, à savoir au niveau du transport, stockage, manipulation, mise en oeuvre et élimination des produits résiduaires. Akzo Nobel, une des premières industries chimiques à adhérer au «Responsible Care«, mène plusieurs actions pour réduire l'utilisation des produits chimiques dangereux, souligne Yves Menahez. Cela se traduit par une tendance à la suppression des solvants à grand risque (cancérigènes ou mutagènes), la baisse du volume des solvants utilisés dans les peintures et une incitation à leur substitution par des peintures à l'eau jugées moins dangereuses. Des précautions sont également prises pour éviter l'évaporation et les fuites des solvants.Cependant, dans bien des activités, la menace sur l'homme et l'environnement continuera de peser, notamment à cause des rejets liquides et solides. En effet, en l'absence d'une décharge contrôlée par exemple, des industriels ne trouvent pas d'autres moyens que de recourir aux circuits informels pour se débarrasser de leurs déchets solides.


Typologie

Le risque industriel est soit chronique, soit accidentel. Les risques chroniques résultent des différentes formes de pollution susceptibles d'avoir un impact sur la santé des populations et l'environnement. Il s'agit notamment des émissions de composés organiques volatils (VOC) ou de substances cancérigènes ou mutagènes. Les risques accidentels résultent, eux, de la présence de produits et/ou de procédés dangereux susceptibles de provoquer un accident entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel, le voisinage, les biens et l'environnement. Mais de manière générale, selon la nature et l'ampleur du risque, l'entreprise adopte des approches qualitatives ou quantitatives pour son identification et son évaluation. Des mesures de prévention sont mises en place par la suite.Khadija EL HASSANI

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