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Dossier Qualité
Certification des entreprises: «Tant que je n'y suis pas obligé...«

Par L'Economiste | Edition N°:1221 Le 07/03/2002 | Partager

. La prise de conscience a déclenché une dynamique mais le rythme demeure insuffisant. Le MCI reçoit une demande par semaine contre une par an en 1995 et une par mois à la fin des années 90. Les multinationales et les industries de chimie-parachimie sont les premiers de la classeMondialisation, mise à niveau, politique de normalisation... sont autant de facteurs qui poussent l'entreprise marocaine à investir dans la qualité. Malheureusement, les spécialistes sont unanimes. L'industrie marocaine est encore à la traîne par rapport à d'autres pays. «La culture d'anticipation n'étant pas généralisée, les managers se disent souvent qu'ils ont encore du temps devant eux«, souligne Abdelhak Nejjar, directeur de la normalisation et de promotion de la qualité au ministère de l'Industrie. En effet, tant qu'il n'y a pas d'obligation réglementaire ou de pressions du marché, l'industriel ne fait pas de la qualité sa priorité. Toujours est-il que le tableau n'est pas totalement sombre. Des progrès notoires ont été réalisés. Il y a une véritable prise de conscience, sous l'effet notamment des campagnes de sensibilisation, des crises alimentaires et des appels multipliés des associations et organisations nationales et internationales. Le rythme semble même s'accélérer. Ce n'est pas la direction de la Qualité qui dira le contraire puisqu'elle reçoit de plus en plus de demandes de certification. Le rythme est passé d'une demande par an en 1995 à une par mois à la fin de la décennie. «Actuellement, nous sommes à une demande par semaine«, affirme le directeur de la Normalisation. Une tendance que confirment des cabinets conseil en qualité et des associations spécialisées.. ISO 14001: Bof!Les secteurs d'activité de ces sociétés sont très variés. Comme d'habitude, les holdings et multinationales jouent les avant-gardistes. Elles ont même atteint le stade de l'intégration, c'est-à-dire qu'elles compilent les trois certifications: qualité, sécurité et environnement. Pour les autres, il y a encore du chemin à faire. Mais s'il fallait procéder à un classement par secteur, la chimie-parachimie arriverait en tête juste après les filiales de groupes internationaux, notamment pour les normes de sécurité. La troisième position est occupée par l'industrie mécanique et électrique. L'agro-industrie est également en bonne position. Normal, elle est tenue par des obligations de sécurité sanitaire et d'hygiène. Mais les industriels de l'agro sont beaucoup plus portés sur les méthodes HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Point) que sur la certification ISO.Le textile figure parmi les derniers de la classe. Le secteur traîne le pas en raison essentiellement de ses problèmes structurels et de ses priorités actuelles.D'autres initiatives sont également applaudies. Il s'agit de celles des secteurs financier et des services. Même les cabinets d'audit s'y mettent pour donner l'exemple. Par contre, pour la norme ISO 14001, relative à l'environnement, les entreprises avancent à pas de tortue. «Au niveau du ministère, nous en avons trois dont une en cours et c'est déjà un exploit«, fait remarquer Nejjar. Il est conforté dans ses propos par Licorne, premier cabinet d'audit certifié au Maroc. «Les sociétés labelisées ISO 14001 se comptent sur le bout des doigts«, affirme Saïd Laraki, consultant.La normalisation doit s'inscrire dans une approche globale et faire l'objet d'un véritable engagement. Celle-ci démarre généralement par la certification des produits, suivie de tout le système de management. C'est le cas pour les cimenteries dont le produit est obligatoirement certifié NM et qui commencent à postuler pour un label ISO. Pour l'instant, seule Ciments du Maroc détient les deux. En fait, c'est le premier pas qui est difficile. Les formalités et les études préalables sont souvent jugées contraignantes. Mais une fois l'étape du label produit franchie et les premiers résultats visibles, le management n'hésite pas à se lancer dans la deuxième phase qui est celle de la certification ISO 9002. «Les industriels ont compris qu'en obtenant une certification système, ils sont beaucoup plus avantagés sur le plan des contrôles annuels et des prélèvements inopinés«, est-il indiqué auprès de la direction de la Qualité. Quant aux retombées de la certification, un petit sondage auprès d'entreprises certifiées permet de constater qu'elles sont unanimes: elles sont considérables mais ne se traduisent pas toujours en dirhams. La qualité c'est l'élimination des risques et des défaillances dans les systèmes de production et de gestion, un gain de temps... Se lancer dans un processus de certification nécessite souvent des investissements en matériel, surtout lorsqu'il s'agit d'industries agroalimentaires ou chimiques par exemple. Mais le plus gros de la mise va à la formation du personnel et à la mobilisation des troupes.


«De nouveaux marchés grâce au HACCP»
Mohamed Raïs de FISA

«La qualité est devenue obligatoire aujourd'hui. Depuis que nous appliquons les méthodes HACCP, nous avons constaté un changement, notamment au niveau de la commercialisation«. Cela s'est d'abord traduit par une augmentation des prix qui allait parfois jusqu'à 30%. Il fallait prendre en considération les investissements qualité et intégrer les nouvelles donnes. «Au départ, la société travaillait d'une manière purement traditionnelle; au fur et à mesure, le matériel a été renforcé et les équipes redéployées conformément aux exigences de la norme. Cela nous a permis d'avoir des produits aux standards internationaux et nous a ouvert de nouveaux marchés«. C'est important dans un secteur où la concurrence est rude. «Avant, je l'avoue, nous avions certains complexes. Sur le plan des ressources humaines, le processus qualité a été globalement bien accueilli. Cela a même permis de stimuler le personnel et d'alléger certaines tâches«. Hanaâ FOULANI

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