×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    Dossier Emploi
    Khadija Elabiad, Madame Alphabétisation de la fondation Zakoura

    Par L'Economiste | Edition N°:1223 Le 11/03/2002 | Partager

    . En véritable passionnée, elle se consacre pleinement à son travail . Avant d'intégrer la fondation, elle enseignait l'anglais dans des lycées privésKhadija Elabiad est la nouvelle responsable du programme d'alphabétisation à la Fondation Zakoura (organisme à but non lucratif, de microcrédit et d'alphabétisation), remplaçant ainsi Amal Diouri, qui a quitté la structure. Cette licenciée en littérature anglaise de la Faculté Ibnou Toufaïl de Kénitra (1995), option linguistique, enseignera l'anglais pendant trois ans dans des lycées privés. Elle rejoindra l'équipe de la Fondation en décembre 1998, après avoir répondu à une annonce et passé avec succès un entretien d'embauche. Pendant sept jours, elle suivra des cours d'andragogie à l'ITA pour apprendre à enseigner aux adultes. Khadija deviendra alors superviseur du programme d'alphabétisation dans sa ville natale. Son rôle est de superviser et contrôler une équipe d'animateurs qui, eux, sont chargés de dispenser les cours d'alphabétisation à des bénéficiaires, toutes des femmes. Pendant trois ans, de début 1999 à fin 2001, Khadija Elabiad conduira du mieux qu'elle pourra sa mission. «Pour l'année 2000, l'objectif était d'alphabétiser 5.250 personnes. Nous avons dépassé ce chiffre puisque 5.286 ont suivi le programme de bout en bout», affirme-t-elle fièrement. Et d'expliquer qu'un programme d'alphabétisation s'étale sur une période de dix mois, avec un total de 200 heures de cours (à raison de six heures par semaine). Au terme des dix mois, les bénéficiaires doivent savoir lire, écrire et compter. Pour 2001, l'objectif des 32.500 personnes a également été dépassé. Plus de 33.000 ont en effet été alphabétisées. Toutefois, les apprenants ont eu besoin de cours de consolidation. Un nouveau programme de quatre mois a été mis en place. Il a démarré début janvier. «Actuellement, nous sommes en train de fixer les objectifs pour l'année 2002», assure-t-elle.Célibataire, elle se consacre pleinement à sa tâche. D'ailleurs, elle n'a pas d'horaire et il lui arrive de rester au bureau tard le soir, en cas de nécessité. A noter que le programme couvre 28 villes. Dans chacune des régions concernées, il y a un superviseur et entre six et vingt formateurs. En tout, la Fondation Zakoura emploie 269 formateurs. «Je dois motiver mes troupes, atteindre les objectifs fixés, limiter au maximum les absences et abandons. J'effectue un travail administratif assez important, mais je fais également du terrain». Des difficultés, elle en rencontre tous les jours, mais Khadija est passionnée par son métier et y met beaucoup de coeur. «Les salaires arrivent toujours en retard, de cinq à six mois, et cela peut démotiver les gens. Nous recevons également les livres en retard, ce qui est gênant pour nos élèves».Quelles sont les ambitions de Khadija? Elle répond en riant qu'elle désire alphabétiser tous les Marocains. Vaste programme! Nadia BELKHAYAT

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc