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Etudiants étrangers: La course aux têtes bien faites

Par L'Economiste | Edition N°:2325 Le 24/07/2006 | Partager

. 40% des Marocains diplômés des grandes écoles françaises ne rentrent pas1,7 million d’étudiants ont quitté leur pays d’origine pour leur formation à la rentrée 2004 en France. Le développement rapide de la mobilité étudiante mérite de se pencher sur les différents aspects de la question, mis en exergue par une étude du Conseil économique et social en France.Derrière un souci de développer les pays les moins avancés, se cache une volonté d’accroître son rayonnement international à travers l’accueil des jeunes issus de ces pays. L’accueil des étudiants étrangers constitue pour les pays hôtes un facteur d’influence politique, économique et culturelle certain. Les étudiants, une fois formés, joueront le rôle d’ambassadeurs dans leur pays d’origine et seront des interlocuteurs privilégiés pour les échanges économiques. Cette logique d’influence géopolitique a certes favorisé l’accueil des étudiants à travers la coopération entre Etats, mais l’intérêt stratégique des pays d’accueil est aujourd’hui davantage apprécié sous l’angle des marchés réels ou potentiels qu’ils représentent. L’accueil des étudiants étrangers constitue un outil fondamental en termes d’influence économique par la diffusion internationale des normes et méthodes du pays d’accueil. Parce que les grands contrats commerciaux dépendent pour une large part de négociations politiques et diplomatiques, la réussite de l’implantation d’une entreprise à l’étranger repose aussi sur sa proximité avec les élites et les milieux économiques dirigeants. D’où l’enjeu linguistique de la formation des futurs partenaires. A travers une langue, une nation véhicule ses références culturelles, sa philosophie et sa pratique du droit, ses structures sociales, ses valeurs politiques et ses modèles économiques. La France a gardé un lien culturel avec ses anciennes colonies, ce qui a contribué à une coopération politique plus large. Aujourd’hui, plus de 50% des étudiants étrangers accueillis par l’Hexagone sont originaires du continent africain. De l’autre côté du globe, les Australiens, avec une vision marchande de l’enseignement, viennent concurrencer l’Europe et sa tradition universitaire. Faute de subventions suffisantes accordées aux établissements publics d’enseignement dans les années 80, l’Australie s’est lancée dans la compétition internationale d’échanges universitaires pour diversifier les sources de financement de ses formations. Aujourd’hui, les universités australiennes consacrent l’équivalent de 150 millions d’euros (1,6 milliard de dirhams) à leur promotion à l’étranger, ce qui leur a permis d’accueillir 230.000 étudiants étrangers en 2002 et faire ainsi de leur système éducatif une industrie d’exportation. . Structures d’accueil inexistantesMais tout le monde ne trouve pas son compte dans cette dynamique. Les pays d’origine ne voient pas toujours leurs étudiants une fois diplômés revenir au bercail. Les éléments chiffrés sont rares en la matière, mais ils font apparaître un flux migratoire vers les pays du Nord en forte progression concernant les personnes fortement qualifiées, et donc une absence de retour de nombre d’étudiants après leurs études. D’après une étude de 2001, le taux de retour des étudiants marocains présents dans les «grandes écoles» ne serait que de 60%. Avec ce phénomène de fuite des cerveaux, entre 30 et 50% des scientifiques et ingénieurs originaires de pays en voie de développement sont employés dans la recherche et le développement pour le compte de pays industrialisés. La cause qui est le plus fréquemment évoquée pour expliquer ce phénomène est le niveau minimal de qualité de vie qu’offrent les pays en voie de développement aux jeunes diplômés, conjugué aux besoins des pays riches en matière de main-d’œuvre qualifiée. Encore faut-il que les connaissances acquises par les étudiants à l’étranger soient adaptables aux conditions locales. Au Pakistan par exemple, 84% des employeurs répondent par la négative, ne laissant au diplômé d’autres alternatives que de s’installer dans l’environnement pour lequel il a reçu une formation spécialement conçue. Les pays d’origine tentent tant bien que mal d’atténuer les conséquences néfastes de cette migration en tirant profit des «diasporas». Ces nationaux vivant à l’étranger connaissent parfaitement le contexte local et assurent la jonction entre les pays d’origine et les pays d’accueil. Plus concrètement les diasporas sont une source de financement et d’investissement non négligeable. Ceux-ci peuvent prendre la forme d’envois de fonds, d’investissements directs étrangers et d’échanges commerciaux. 50 à 70% des investissements étrangers directs en Chine proviennent ainsi des diasporas chinoises. Cette réussite dépend en grande partie de l’attitude du pays d’origine qui doit favoriser la coopération et le retour de ses expatriés.Selwa BARGACH

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