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Dossiers

Dossier Emploi
Chronique de la vie au travail: L'infirmière en a plein la blouse

Par L'Economiste | Edition N°:1426 Le 30/12/2002 | Partager

. Catherine, 52 ans, est infirmière en pédiatrie dans un hôpital parisien«Je fais ce métier depuis trente-deux ans, et je ne suis pas de celles qui pensent qu'avant c'était le paradis. Quand j'ai débuté, les conditions de travail étaient terriblement difficiles, avec des salles de 15 à 20 lits et un bloc opératoire fonctionnant à plein. Aujourd'hui, les protocoles des soins et la sécurité médicale ont évolué. Cependant, ces progrès représentent autant de soins, de manipulations, d'organisation, d'obligations et d'astreintes supplémentaires pour les infirmières. Nous sommes passées, en cinq ans, de 12 infirmières à 8. Mais j'ai toujours en charge une salle de 12 lits dans un service qui en comprend 40. Restructuration et 35 heures obligent, les services, jour, garde et veille, auparavant distincts, sont désormais permutables.“J'ai à peine le temps, dès la prise de mon service à 6h45, de consulter la transmission écrite de la collègue de veille. L'interne commence sa journée, je prémédique les patients en leur faisant avaler une substance qui les prépare à l'anesthésie, puis je les brancarde jusqu'au bloc ou aux soins divers. Je quitte la salle, ce qui est illégal, pour pousser sur le lit à roulettes des enfants de plus en plus gros, tandis que mon bip sonne jusqu'à ce qu'on soit allé appuyer sur le bouton de la chambre du patient qui a sonné.Et que dire du traitement de la douleur, de cette écoute des plaintes des patients? Qui gère le système des pompes d'analgésie? C'est l'infirmière. Je cote la douleur avant la prise du médicament, puis recote une heure après et enfin adapte la dose de calmant. Et cela plusieurs fois par jour, pour 12 enfants hospitalisés. Quant aux pansements, que nous faisons maintenant sous Kalinox, un gaz hilarant, ils nécessitent la présence de deux personnes. Je dois donc attendre la disponibilité de l'aide-soignant. Pendant ce temps, tout ce monde s'agite, trépigne, s'impatiente. J'ai l'impression d'être dans un film de Chaplin, jonglant entre les chambres et l'accueil. Quand les enfants convoqués pour les visites préopératoires ou l'hospitalisation arrivent, il faut poser des questions, noter les préférences, les goûts, consoler, câliner... Le tout avec des trésors de diplomatie pour gérer les situations diverses des familles décomposées, recomposées... Il est presque midi, le téléphone n'arrête pas de sonner. Au bout du fil, le bloc, la famille, le médecin de ville. Et, dans les couloirs, les médecins, les chirurgiens, les anesthésistes, les parents. Sans compter les accidents, les urgences! “La RTT (réduction du temps du travail), je pensais que c'était plus de temps pour soi... En réalité, avec la flexibilité, je n'ai plus le temps, en vingt minutes, d'aller manger au réfectoire. Je vais moins souvent à l'Opéra, j'organise plus difficilement des voyages, et la peur de l'erreur ne me quitte pas. Heureusement, subsistent encore de belles relations humaines entre les infirmières et les médecins. En tout cas dans mon service”.Mélina GAZSISyndication L'Economiste-Libération (France)

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