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Doing Business 2009
Les bons scores de la Tunisie
De notre envoyée spéciale à Tunis, Yousra MAHFOUD

Par L'Economiste | Edition N°:2862 Le 17/09/2008 | Partager

. 73e rang sur 181 pays pour la facilité de la pratique des affaires . Première position au Maghreb et 8e dans le monde arabe. Un résultat qui renforce sa compétitivité et son attractivitéEncore une nouvelle consécration pour la Tunisie. Le très attendu rapport Doing Business vient de confirmer les avancées réalisées par le pays en matière de facilité de la pratique des affaires. Un précieux gain de 8 places par rapport au classement antérieur de l’année 2008, faisant passer le pays de la 81e place à la 73e. Rappelons que ce rapport est élaboré de concert par les services du groupe de la Banque Mondiale et de sa filiale la Société financière internationale (SFI). Il est le résultat d’enquêtes menées auprès de plus de 5.000 experts indépendants, classe les pays en fonction de la facilité d’y faire des affaires.Ainsi, dans la sixième édition du Doing Business, la Tunisie reste en première position dans le Maghreb, devient 8e dans le monde arabe et est classée 3e en Afrique. Elle reste ainsi précédée par les pays du Golfe (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar,...) mais fait mieux que la Jordanie et le Liban. Par contre, elle reste devancée par les pays du Golfe, dont principalement le Qatar et le Koweït, qui intègrent pour la première fois le rapport «Doing Business», ainsi que par l’Arabie saoudite, le Bahreïn, Oman, et les Emirats arabes unis.A l’origine des bons scores de la Tunisie, les réformes engagées qui ont permis de faciliter la pratique des affaires à bien des égards et les résultats sont perceptibles. Pour les experts, ce classement constitue pour la Tunisie une avancée non négligeable sur la voie de l’amélioration du climat des affaires. Il faut dire que le pays n’a pas lâché du lest à chaque fois qu’il s’agissait de booster l’environnement des affaires. Parmi les mesures adoptées et ayant attiré l’attention des spécialistes, la protection au maximum des investisseurs, l’élimination du capital minimum pour la création de sociétés à responsabilité limitée grâce essentiellement à la loi sur l’initiative économique, promulguée en 2007, l’autorisation des investisseurs minoritaires à demander à un juge d’annuler les transactions préjudiciables entre parties apparentées. La Banque centrale de Tunisie recueille et diffuse à présent auprès des banques des renseignements plus détaillés, qu’il s’agisse d’informations positives (telles que le montant d’un prêt) ou négatives (telles que les arriérés et défauts de paiement). En outre, les particuliers et les entreprises peuvent vérifier les renseignements sur leur solvabilité dans tous les bureaux de la Banque centrale. De son côté, le ministère des Finances a lancé un nouveau service qui simplifie le paiement des taxes et impôts, la «télédéclaration». Les entreprises peuvent faire leur déclaration d’impôts en ligne et déterminer le montant exact à verser avant de payer leurs impôts au Centre des impôts.Dans ce tableau assez satisfaisant apparaît cependant un hic: la mise en place de mesures tel le nouveau système d’inspection aux ports en vue de sécuriser les marchandises. Une mesure considérée comme une entrave à la facilité et la commodité des transactions. Aujourd’hui, s’il est vrai que la Tunisie s’est lancée dans une grande dynamique de réformes, il n’en demeure pas moins qu’elle est appelée à soutenir et à renforcer cet élan au cours de la prochaine période.


Classement

Le classement Doing Business est élaboré selon les critères suivants: le degré de réglementation, les délais et coûts associés aux multiples opérations, la protection légale de la propriété, la flexibilité du marché du travail et la charge fiscale. Il est basé sur le calcul de dix indicateurs: la création d’entreprises, l’octroi de licences, l’embauche des travailleurs, le transfert de propriété, l’obtention de prêts, la protection des investisseurs, le paiement des impôts, le commerce transfrontalier, l’exécution des contrats et la fermeture d’entreprises.Sur ce total, la Tunisie a progressé dans 7 indicateurs et a régressé dans 2.Par sous rubriques, la Tunisie est classée pour la création d’entreprises (37e), octroi de permis de construire (101e), embauche des travailleurs (113e), transfert de propriété (55e), obtention de prêts (84e), protection des investisseurs (142e), paiements des impôts (106e), commerce transfrontalier (38e), exécution des contrats (72e) et fermeture d’entreprises (32e).

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