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Diamants: Ne vous faites pas avoir! 

Par L'Economiste | Edition N°:1834 Le 17/08/2004 | Partager

. Densité, constitution chimique… Comment distinguer les vrais des faux?. Le certificat d'authenticité est impératif Le marché du diamant au Maroc est loin d'être fiable. Les faux diamants sont monnaie courante, qu'ils soient mis sur le marché de bonne ou de mauvaise foi. Pour le professeur Azzedine Mestari, expert en diamant, «les bijoutiers ne sont pas toujours aptes à distinguer les imitations ou pierres pédagogiques des vrais diamants. Et les acheteurs, pour leur part, doivent comprendre la nécessité de faire expertiser une pierre avant de l'acquérir». C'est souvent lors des partages d'héritage qu'est découvert le «pot aux roses». Parmi toutes les imitations du diamant, celle qui lui ressemble étrangement est la moissanite. Contrairement au zircon, elle a une densité quasi égale à celle du diamant et une très bonne conductibilité. Le diamant lui aussi conduit très bien la chaleur, mais il n'est pas le seul à avoir cette propriété. C'est pourquoi de nombreux bijoutiers, par manque d'expertise, font l'erreur d'appeler «testeurs de diamant» de simples conductimètres. A qui doit-on donc se fier pour être garanti de la qualité de son achat? Pour Mestari, il n'y a aucun doute, la science est la seule à pouvoir assurer une garantie fiable à 100% de la pierre achetée. L'objectif de l'analyse est de pouvoir constituer la «carte d'identité» de chaque pierre. Analyser une pierre ne revient pas excessivement cher quand on se rapporte au prix de la pierre elle-même. Il faut compter environ 500 DH pour qu'un laboratoire puisse établir la nature et la valeur de la pierre. En effet, si l'on s'intéresse au diamant, son principal composant chimique est le carbone et l'on sait qu'il cristallise uniquement sous forme de cube. Avec ces données, les experts font des tests qui vont permettre de déterminer avec exactitude la nature de la pierre et aussi sa pureté.L'histoire du diamant est somme toute récente. Certes, il est connu depuis l'Antiquité, mais la maîtrise de la taille ne remonte qu'à la veille de la Renaissance. La révolution technologique du XXe siècle n'aurait pu exister sans le diamant, qui est omniprésent dans l'industrie automobile, l'aviation, la chirurgie… Le diamant est la pierre la plus renommée du fait de sa grande variété de propriétés. Ses principaux critères d'évaluation sont l'unité de mesure, la couleur, la pureté et les formes de taille. Le prix varie suivant toutes ces caractéristiques. Avec ses 57 facettes, le diamant a une densité de 3,5 g par centimètre cube, mais il prend toute sa valeur lors de sa taille: les «feux» c'est-à-dire la lumière que reflète le diamant, proviennent uniquement de sa géométrie. Le but de la taille est d'enlever le plus d'inclusions possibles à la pierre. Pour obtenir le maximum de brillance et de «vie», un diamant est taillé suivant certaines dimensions et proportions. Depuis une vingtaine d'années, l'Inde s'est spécialisée en taille de diamants et concentre environ 40% des volumes taillés au monde. Malheureusement, l'exploitation des enfants est à l'origine de cette augmentation de la production. Leurs petites mains sont réquisitionnées pour effectuer la taille des diamants à très peu de volume. Le monopole du marché mondial du diamant reste néanmoins détenu par l'entreprise sud africaine Defbeers qui exploite 40% des diamants du monde et régule en grande partie le marché. Le Maroc ne produit pas de diamants. La majorité des diamants provient d'Afrique noire, il s'agit de «diamants de guerre» dont les bénéfices de la vente sont utilisés pour financer des actions militaires allant à l'encontre des gouvernements légitimes. «Les consommateurs doivent être exigeants quant à l'origine des diamants qu'ils achètent», souligne Mestari. Chaque pierre doit être accompagnée d'un certificat d'origine. Puisque c'est rarement le cas, des laboratoires comme ceux du Bureau de recherche et de prospection minière( qui a fusionné avec l'Onarep) ou de Managem peuvent néanmoins fournir un certificat d'authenticité. Le diamant est certes éternel, mais il faut tout de même y mettre le prix. Pour se faire une idée: un solitaire de 1 carat peut valoir entre 20.000 et 200.000 DH selon la couleur, taille… Le carat du diamant n'est pas un indice de pureté comme pour celui de l'or. Il se rapporte à son poids et vaut 0,2 g. L'Association marocaine de gemmologie et de bijouterie va présenter en avril 2005, la première édition du Festival international du diamant qui se déroulera à Marrakech.


La pierre indomptable

Le mot diamant vient du grec «adamas», qui signifie indomptable. Symbole de l'éternité et synonyme de puissance et de richesse, le diamant est souvent associé au mariage et à l'amour éternel. S'il est la pierre précieuse la plus vendue dans le monde, il est aussi une matière première et s'échange comme une monnaie dans les Bourses d'Anvers, la capitale du diamant. La valeur d'un diamant est déterminée par ce que l'on appelle les quatre C, en anglais: «carat, clarity, colour & cut», autrement dit le poids, la pureté, la couleur et la taille. Il est aussi la pierre précieuse la plus dure: seul un diamant peut rayer un diamant. Composé de carbone pur cristallisé, il se forme dans le coeur de la terre à des centaines de kilomètres sous nos pieds. Seul un cinquième des diamants bruts extraits des mines est de qualité suffisante pour être taillé et aboutir dans les vitrines d'un grand joaillier.


L'Association marocaine de gemmologieet de bijouterie

Le professeur Azzedine Mestari, dentiste de profession au département des matériaux, est issu d'une famille de bijoutiers. Passionné par la bijouterie, il suit une formation à Nantes et devient expert en diamants et gemmologue. Pour lui, l'étude des pierres précieuses doit être scientifiquement menée. C'est ainsi qu'il a décidé de créer l'Association marocaine de gemmologie et de bijouterie (AMGB) dont il est le président. En partenariat avec l'Université de Nantes, l'AMGB assure une formation de 3 ans pour accéder aux métiers de bijoutier, de gemmologe ou d'expert en diamants et pierres précieuses. Les deux premières années de formation ont lieu au Maroc et la troisième à Nantes. Le but de l'AMGB est d'améliorer, au niveau national, la compétence des professionnels de la bijouterie en vue d'agir sur la transparence des producteurs et des revendeurs de pierres précieuses. Naji YASMINA

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