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    Economie

    Dialogue social
    Pas d’accord avant le 1er mai

    Par L'Economiste | Edition N°:2767 Le 30/04/2008 | Partager

    . Les syndicats toujours insatisfaits. La nouvelle offre du gouvernement rejetéeLES syndicats ne sont pas satisfaits de la nouvelle offre du gouvernement. En fait, «il n’y a rien de nouveau dans cette offre», a estimé Miloudi Moukharik, numéro 2 de l’Union marocaine du travail (UMT) à l’issue de sa réunion, lundi, avec le Premier ministre, Abbas El Fassi, dans le cadre du 4e round du dialogue social.Même son de cloche, quoique légèrement nuancé, auprès de la Fédération démocratique du travail (FDT) proche de l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Selon son secrétaire général, Abderrahman Azzouzi, «l’offre du gouvernement aux syndicats ne comporte rien de nouveau. Et par conséquent, elle reste en deça des aspirations et des attentes des salariés». La seule nouveauté, affirme Azzouzi, reste le timing de l’application des augmentations du Smig consenties par le cabinet El Fassi et le patronat: au lieu de 10% en deux temps (janvier 2009 et janvier 2010), l’application pourrait intervenir en une seule fois en janvier 2009. Le gouvernement a, en outre, proposé de relever le salaire minimum également pour les employés des collectivités locales et dans le secteur agricole. Le Smag sera ainsi relevé de 10% et les agriculteurs pourront désormais bénéficier des allocations familiales au même titre que les salariés des secteurs public et privé.Au niveau de l’IR, le cabinet El Fassi propose d’en baisser le taux de 4 points (2 points à partir de janvier 2009 et deux autres en janvier 2010). Autre proposition du gouvernement: relever, dans un premier temps, le seuil minimum de l’IR de 24.000 DH à 27.000 DH par an à partir de janvier 2009. Une année après, ce seuil atteindra 30.000 DH. De source gouvernementale, on indique que la nouvelle offre du gouvernement va coûter aux caisses de l’Etat quelque 16 milliards de DH. Soit 2 milliards de plus que celle de la semaine dernière. Un montant qui englobe tant l’amélioration du revenu des salariés de la fonction publique, des collectivités locales, que l’augmentation du Smig, du Smag et des allocations familiales ainsi que la baisse de l’IR. Le gouvernement a aussi maintenu son offre d’amélioration de 20% des pensions minimales de retraite dans les secteurs public et privé. Le montant minimum passera ainsi de 500 à 600 DH. Mais tout cela n’est pas pour satisfaire les syndicats. Ces derniers campent encore sur leurs positions estimant que le gouvernement El Fassi «dispose de suffisamment de moyens pour répondre positivement aux revendications des travailleurs». Selon Moukharik, Abbas El Fassi «ne doit plus se cacher derrière la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires sur le marché international». «Pas plus que d’invoquer à chaque fois le financement de la Caisse de compensation», ajoute-t-il. Finalement, le «vœu» du Premier ministre d’arriver à un accord avec les cinq centrales les plus représentatives avant le 1er mai ne sera certainement pas exaucé. A l’heure où nous mettions sous presse, El Fassi recevait encore la Confédération démocratique du travail (CDT) et l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM). Des sources proches de ces centrales ont, cependant, indiqué à L’Economiste que «les propositions du gouvernement restent insignifiantes». Ce mercredi, ce sera au tour de l’Union nationale des travailleurs marocains (UNTM) et probablement du patronat.D’autre part, L’Economiste a appris que les principales centrales syndicales ont décidé de tenir des réunions de concertation dans la perspective de donner une réponse définitive aux propositions du gouvernement. Et aussi pour décider de la suite à donner à un éventuel échec du dialogue social. Une grève générale à l’appel des principaux syndicats n’est donc pas à écarter. Jamal Eddine HERRADI

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