×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Dialogue social: Les syndicats forcent la main au gouvernement

    Par L'Economiste | Edition N°:752 Le 21/04/2000 | Partager

    . Parmi les résultats du dialogue figure l'augmentation du SMIG de 10%

    L'enjeu en valait la chandelle. La menace de grève générale semble avoir eu les effets escomptés par les deux centrales syndicales, et ceci en un temps record : deux jours de débats seulement. Au terme d'une série de réunions tenues vendredi et samedi derniers avec le gouvernement, la CDT et l'UGTM sont parvenues à faire plier l'équipe Youssoufi. « C'est réglé. Nous avons obtenu le consensus sur les différents points de notre dossier revendicatif. Aussi la grève prévue pour le 25 avril n'a plus de raison d'être», déclare M. Abderrazak Afilal, secrétaire général de l'UGTM à L'Economiste. Les résultats de ce round doivent être consignés dans une déclaration. «Celle-ci devrait être conforme aux engagements pris», souligne, pour sa part M. Amaoui, le numéro un de la CDT. Et de poursuivre: «Ce n'est qu'après la réunion du comité central de l'organisation qu'une décision relative à la grève générale sera prise». A l'heure où nous mettions sous presse, le Comité central était toujours en réunion. En tout cas, les syndicats doivent sûrement jubiler puisque les salariés ont obtenu de nombreuses concessions. On notera notamment le relèvement du SMIG (+10%) et l'institution du caractère obligatoire de l'assurance contre les accidents de travail. La couverture médicale pour les salariés du privé devient également obligatoire. Des commissions de travail seront constituées pour la préparation de ces projets.
    Autre point à l'ordre du jour, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Là aussi, les deux centrales syndicales sont parvenues à faire céder le gouvernement qui consent à la réforme des statuts de la Caisse. Des réunions préalables au Conseil d'administration seront tenues entre les trois centrales syndicales, du moins selon M. Abdelmajid Bouzoubaâ, numéro deux de la CDT. «Dans ces conditions, les syndicats sont prêts à assister au Conseil d'administration de la Caisse prévu pour mai», précise M. Afilal. Les négociations des deux centrales ne se sont pas limitées à ces dossiers. Elles sont parvenues à faire fléchir l'équipe Youssoufi sur le code du travail. Le texte sera retiré du Parlement. Il devra faire l'objet de nouvelles concertations entre les différents partenaires sociaux.
    Un compromis a également été obtenu quant à l'âge de la retraite des femmes. «Les départs seront encouragés dès 55 ans, moyennant une indemnisation», indique M. Bouzoubaâ.
    Autre compromis, la mise en place d'une indemnité contre le chômage.
    Le patronat n'est pas sorti les mains vides de ce débat quoique les concessions obtenues par la CGEM paraissent maigres par rapport à celles des syndicats. «Des engagements relatifs à la réduction de certaines charges sociales pour certains secteurs ainsi qu'une réduction des coûts de l'énergie pour ceux qui sont tournés vers l'export ont été pris par le gouvernement», indique M. Abderrahim Lahjouji, président de la CGEM.

    Khadija MASMOUDI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc