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Economie

Dialogue social: El Fassi n’a pas convaincu

Par L'Economiste | Edition N°:2757 Le 16/04/2008 | Partager

. Le patronat fait mieux que le gouvernement. Les syndicats attendent le 1er maiLa Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a fait part de sa «totale disposition à adhérer au processus du dialogue social». La CGEM a été le dernier partenaire social reçu par le Premier ministre, Abbas El Fassi. Ainsi, le deuxième round des négociations entre le gouvernement, le patronat et les cinq centrales syndicales les plus représentatives a pris fin lundi. Sans résultats concrets. En effet, la rencontre du Premier ministre avec la CGEM n’a «rien apporté de nouveau». La Confédération patronale cherchait un répondant aux revendications contenues dans son Livre blanc présenté à Abbas El Fassi en janvier dernier. Mais, apparemment, le cabinet El Fassi n’a pas donné de «réponses réalistes» au cahier revendicatif du patronat. Qualifiant les négociations de responsables et transparentes, on indique auprès de la CGEM que le patronat est «prêt à oeuvrer pour l’amélioration du revenu des employés du secteur privé à travers les mesures possibles». Mais «cela ne peut se faire qu’en prenant en considération la préservation de la compétitivité et de la productivité de l’entreprise nationale», ajoute-t-on. Alors bonnet blanc ou blanc bonnet? Certes, le patronat se dit «soucieux de la paix sociale à l’intérieur de l’entreprise» et fait même part de la «disposition de ses fédérations à généraliser les conventions collectives dans tous les secteurs». Mais cela ne l’empêche pas de poser ses conditions à toute «bonne action» de sa part. Augmenter le Smig annuellement de 2,5% sur 4 années dans le secteur privé est une proposition, certes, plus importante que le taux proposé par le gouvernement (2%). Seulement, en contrepartie, la CGEM s’attend à un geste «significatif » de la part du gouvernement. Soit une baisse des taux sur l’IR, l’IS et la TVA. L’une comme l’autre, les propositions du gouvernement et du patronat sur l’augmentation du Smig sont jugées «insignifiantes» par tous les syndicats prenant part au dialogue social (UMT, CDT, UGTM, FDT et UNTM). Ces derniers ne réclament pas moins qu’un Smig entre 2.500 et 3.000 DH et une revalorisation générale des salaires tant dans la fonction publique et les collectivités locales que dans le secteur privé. Le Premier ministre a certes mis l’accent sur «l’attachement de son gouvernement à oeuvrer de concert avec les partenaires en vue d’améliorer les conditions de vie des citoyens». Mais il a également insisté auprès de ses interlocuteurs sur «la nécessité de préserver la capacité d’investissement des secteurs productifs nationaux, publics ou privés». Cela, tout en rappelant à qui veut l’entendre «les contraintes consécutives à la conjoncture économique mondiale marquée par la hausse des prix des hydrocarbures et de certaines matières premières». Les efforts du gouvernement maintenant la subvention des produits de première nécessité et pétroliers sont aussi mis en avant. Histoire de dire aux syndicats qu’ils doivent se contenter de ce qui leur est proposé. Mais leurs bases accepteront-elles la trêve en attendant des jours meilleurs? Jamal Eddine HERRADI

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