Affaires

Diac Salaf: Le plan de mise à niveau sur les rails

Par L'Economiste | Edition N°:1970 Le 03/03/2005 | Partager

. Reprofilage des créances avec une baisse des taux . Les créances en souffrance couvertes à 78% La rumeur enflait depuis quelque temps sur une éventuelle reprise par un opérateur étranger de la petite société de crédit Diac Salaf. Des bruits de marché qui ont profité à la valeur en Bourse durant plus d’un mois. Le titre de la société de crédit du groupe Bencherki a été réservé à la hausse plusieurs fois en gagnant plus de 6%. En un peu plus d’un mois, le cours a grimpé de plus de 120% par rapport à son plus bas historique de 30,2 DH, enregistré le 14 janvier. C’est à ce moment-là que les spéculations sur l’action ont atteint leur paroxysme. “Espérant empocher une plus-value intéressante en cas d’absorption par une autre entité, les spéculateurs avaient investi à coup de gros blocs”, explique un analyste de la place. En attendant le communiqué qui confirmerait ou infirmerait la rumeur, le cours a repris du poil de la bête mais sur de petites quantités. “Les petits porteurs y ont vu la bonne occasion pour se retirer au profit d’investisseurs qui ne voulaient pas rater l’opportunité”, explique un analyste de la place. Et le communiqué tombe fin février mais pas pour annoncer une opération d’envergure. L’entreprise s’y félicite de “l’évolution favorable de son plan de mise à niveau lancé en 2001”. Ce plan a concerné, entre autres, l’accord avec les banques partenaires pour un reprofilage des créances accompagné d’une baisse de taux “substantielle” (1,5 point en moyenne). La compression des charges d’exploitation de 30% depuis le début du plan et devant se poursuivre en 2005 représente également un motif de fierté pour le groupe. De même, la sélection au niveau du risque est devenue plus rigoureuse. Elle s’est traduite, selon les responsables de la société, par un taux d’impayés inférieur à 1% sur exclusivement les crédits avec prélèvement à la source. “Il y a aussi l’amélioration du taux de couverture des créances en souffrance qui passe de 68% en 2002 à 78% fin 2004 pour atteindre, comme prévu, 90% fin 2005 et 100% fin 2006”, est-il indiqué dans le communiqué. Ceci permettrait à la société de crédit de se mettre en phase avec les règles prudentielles édictées par Bank-Al-Maghrib. Le remboursement d’une tranche de BSF de 170 millions de DH est également mis en avant. A la fin du communiqué, la société de crédit fait tout de même une petite allusion à la possibilité d’une opération de rapprochement. “La recherche d’un partenariat, souhaitable mais non indispensable, pourra alors se faire dans les meilleures conditions”. Par ailleurs la société indique qu’elle procédera à une augmentation du capital dès que le cours de l’action en Bourse le permettra. Les responsables sont restés toutefois muets sur les performances 2004. “Nous n’avons pas encore communiqué auprès de notre actionnariat, une fois que ce sera fait, nous publierons les résultats 2004”, explique Amina Bencherki, directeur générale de la société. Toutefois, le ton du communiqué laisse entendre qu’ils seront positifs. Encore quelques jours et l’on sera fixé. En attendant, le cours poursuit son envolée, s’établissant à la clôture d’hier à 64,32 DH. F. T.

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