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    Courrier des Lecteurs

    Diac Salaf: Coup d'accélérateur en 1998

    Par L'Economiste | Edition N°:324 Le 02/04/1998 | Partager

    Plus de 10% des parts de marché dans le crédit à la consommation. Diac Salaf affiche ses objectifs pour 1998. Elle renforce ses moyens financiers par un programme de BSF. Le contenu du plan d'action.


    Dans la bataille pour l'élargissement des parts de marché que se livrent les sociétés de crédit à la consommation, il faut avoir les reins solides pour ne pas être écrasé. Du coup, chaque partie prenante fourbit ses armes, en renforçant notamment sa surface financière. A cet effet, Diac Salaf vient de lancer un programme d'émission de BSF (bons de société de financement) pour un montant de 200 millions de DH. L'opération est pilotée par la BNDE et sa filiale Safabourse. Outre ces deux organismes, le syndicat de placement comprend la BCM, BMCE Bank et Wafabank.

    La souscription est ouverte ce jeudi 2 avril. Les bons, d'une valeur nominale de 250.000 DH, ont une durée de 36 mois. Le taux d'intérêt est de 8,25%. La rémunération est versée annuellement à la date anniversaire du bon qui correspond au jour de réception des fonds du souscripteur. Diac Salaf va ainsi profiter de la décrue des taux, en particulier ceux des bons du Trésor pour se financer à moindre coût que ses prédécesseurs sur le marché. A souligner que le taux d'émission des BSF d'une durée de trois ans était de 9%, selon les statistiques de Bank Al-Maghrib établies à fin février.
    De fait, pour Diac Salaf, l'objectif de minimisation du coût des ressources visé à travers l'appel public à l'épargne est atteint. A travers cette opération, le poids lourd du groupe Diac entend également amortir le tendance à la baisse des coûts des crédits à la clientèle tout en maintenant ses marges et sa rentabilité, assurer l'équilibre entre les fonds à court et long termes et lever suffisamment de fonds pour mener son programme de développement. Pour 1998, «la société vise une croissance de la production d'au moins 50% par rapport à 1997, grâce à l'extension du réseau qui sera porté à 24 agences en fin d'année au lieu de 12 actuellement», annonce M. Abdelkrim Bencherki, président-directeur général, dont la famille contrôle 60% du capital du groupe.
    Et de souligner: «Ces agences installées dans les principales villes du pays sont renforcées par 15 correspondants agréés, 400 partenaires sélectionnés et 600 organismes publics et privés conventionnés».

    Taux de pénétration: 10% en 1997


    Pour mieux coller à la clientèle et la fidéliser, il a été mis en place un service marketing chargé de coordonner l'action des agents commerciaux répartis sur trois zones: le Nord, le Centre et le Sud.
    La politique de la société repose par ailleurs sur une organisation in-formatique performante permettant de gérer la forte croissance attendue et fonctionnant en temps réel avec la totalité du réseau, l'objectif consistant à écourter les délais de réponse aux sollicitations du client.
    Autre point essentiel: l'action-nariat principal s'est entendu sur le renforcement continu des fonds propres passés de 64,8 millions de DH à fin 1995 à 100 millions en 1997. Au terme de cet exercice, le bénéfice net s'est élevé à 24,3 millions de DH pour un total bilan de plus d'un milliard de DH. Conformément à cette politique de renforcement de l'assise financière, le capital sera augmenté de 20% chaque année.

    La couleur est bien annoncée. Les financements prévus en 1998 devraient se situer entre 750 et 800 millions de DH contre 500 millions en 1997. Les résultats d'exploitation attendus sont compris entre 180 et 190 millions de DH, en progression de plus de 30% par rapport à l'exercice précédent. Cette forte croissance sera soutenue par les crédits directs qui devraient représenter 60% de l'activité en 1998 contre 40% pour les crédits ménagers. Pour ce faire, Diac Salaf continuera, outre l'extension du réseau, «à conclure des conventions avec des établissements organisés et de grande taille intervenant dans la distribution moderne», explique M. Bencherki.
    En définitive, le taux de pénétration sera sensiblement amélioré. Pour l'exercice écoulé, Diac Salaf revendiquait globalement 10% des parts de marché. Ce qui en fait une des sociétés les plus importantes du secteur compte tenu de l'atomicité qui prévaut. En misant sur un montant de financement supérieur au milliard de DH dès 1999, la société met la pression sur la concurrence.

    Alié Dior NDOUR

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