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Economie

Développement humain
Pourquoi s’installer à Casa?

Par L'Economiste | Edition N°:2239 Le 22/03/2006 | Partager

. Un Casaoui gagne deux fois plus qu’un Marocain moyen. Un kilomètre carré à Casablanca rapporte 20 fois plus qu’ailleurs!Casablanca, cette mégalopole, ne grossit que par l’arrivée de nouveaux migrants, qui viennent majoritairement d’autres villes. Elle continue de grossir et l’on peut aisément le comprendre. C’est la «capitale économique» du Maroc, où l’on pense trouver le plus d’opportunités d’emploi, et à juste titre.La direction de l’Aménagement du Territoire avait mené, en 2003, une étude sur la compétitivité territoriale, qu’il faut rapprocher des résultats des travaux du HCP sur la pauvreté et le développement humain. La région de Casablanca est parmi celles où vit le moins de pauvres: 3,5% (cf. supra). C’est aussi la zone la plus compétitive du Royaume. Nul besoin d’être grand clerc pour comprendre l’attraction qu’opère la ville auprès des migrants. Les flux migratoires continuent d’être importants, suggèrent les résultats du HCP(1); ceci, sans occulter un phénomène classique au Maroc (mais plutôt rare dans le monde): les pôles relais comme Tétouan, Berkane, Khouribga, ou Chtouka Aït Baha. Il n’en reste pas moins que Casablanca reste la plus séduisante.Sur une moyenne nationale d’un PIB de 13.500 DH/habitant, le Grand Casablanca fait deux fois mieux. Et cela ne s’arrête pas là: son PIB au km2 est 20 fois supérieur à la moyenne nationale. Ces données datent certes de février 2003 mais elles éclairent encore sur le poids de Casa dans le pays. La distribution de la richesse entre régions est très inégale, on s’en doutait. Sur le littoral, il y a une forte concentration des ressources et de l’activité économique. On le nomme parfois le «croissant utile» où se concentrent 61% de la population urbaine, 80% des effectifs permanents de l’industrie et 53% de la capacité touristique totale. . L’image et le réelLes régions les plus riches sont celles où il y a le plus d’urbanisation: l’urbanisation fait la richesse. Ainsi, le groupe locomotive du Maroc (Grand Casablanca, Rabat, Meknès, Tanger, Marrakech) est à l’origine de 48% de la richesse alors qu’il n’occupe que 2% du territoire. Ces régions ont un taux moyen d’urbanisation de 85 à 90% et regroupent 10 millions d’habitants! Les résultats du HCP donnent par ailleurs des niveaux de développement humain (scolarisation, mortalité infantile, niveau de vie) assez élevés dans toutes les communes du Grand Casa, y compris celles qui concentrent le plus de pauvres (Lahraouiyine qui a un indice de 0,626). Les indices oscillent entre 0,6 et 0,7. Cela signifie que les habitants de cette région bénéficient plus ou moins des mêmes possibilités d’accès à l’école (ou aux cours d’alphabétisation), que la mortalité infantile est nettement inférieure à la moyenne nationale (40 enfants de moins de cinq ans pour mille naissances vivantes). Soulignons une erreur fréquemment commise et qu’il faudra donc éliminer: la pauvreté et l’indice de développement humain ne sont pas forcément corrélés. Par exemple, la commune de Bni Ykhlef, dans la province de Mohammédia, a quatre fois moins de pauvres que Lahraouiyine (à Casablanca même) avec un niveau de développement humain similaire. Même constat à Sidi Moumen: «habitat sommaire» ne signifie pas forcément pauvreté. Tout comme la saleté d’ailleurs, qui n’indique en rien le niveau de vie des gens! Entre l’image et le réel, les préjugés comblent l’ignorance de la réalité...


Lahraouiyine, la moins inégalitaire

L’indice de Gini mesure les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres. Plus il est proche de 0, plus on se rapproche de «l’égalité parfaite» (terme d’experts), et inversement, plus on se rapproche de 1, plus l’inégalité est «absolue».A Casablanca, l’indice (exprimé aussi en pourcentage, pour une finesse plus grande) varie entre 33,35% et 51,66%. Lahraouiyine, la commune qui concentre le plus de pauvres, est donc la commune la plus «égalitaire» du Grand Casablanca. Et Anfa, où cigares et guenilles cohabitent, la plus inégalitaire des communes du Grand Casablanca avec un indice de 51,66%.M. Kd.------------------------------------------------------------------------------(1) Pour la première fois dans l’histoire du Maroc, il y a plus de citadins que de ruraux, respectivement 57 et 43%.

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