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Economie

Développement humain: Des résultats humiliants

Par L'Economiste | Edition N°:2671 Le 12/12/2007 | Partager

. Le Maroc, 126e, perd trois places . L’enseignement plombe les résultats. Les pays arabes nous devancent de loinLa Namibie devance le Maroc en termes de développement humain. Ce n’est pas une blague, mais c’est ce qui ressort du rapport sur le développement humain dans le monde, élaboré par le PNUD (1) au titre des années 2007/2008. Le document révèle un nouvel échec cuisant pour le Maroc. Nous avons encore perdu trois places dans le classement général pour atterrir au 126e rang sur 177 pays. Le Royaume se rapproche de plus en plus des pays classés «à faible développement humain». Quelle honte !! Ni l’INDH, ni les autres «plans de développement social» n’ont convaincu les rédacteurs du rapport des «progrès sensibles» qu’on ne cesse de faire valoir. Les experts internationaux n’ont rien à faire des signaux. Ils ne croient qu’aux résultats sensibles. Le Maroc affiche des résultats médiocres au niveau de toutes les composantes de «l’indice de développement humain». Mais ce qui lui fait le plus défaut, ce sont les indicateurs de l’éducation et l’enseignement. A fin 2005, il affiche un taux d’alphabétisation des adultes à 52% et un niveau de scolarisation combiné (primaire, secondaire, universitaire) de 58%. Notre pays fait moins bien que l’Ouganda, le Kenya ou même Madagascar. Si nous n’avions pas atteint une espérance de vie à la naissance de 70,4 ans et un PIB par habitant de 4.555 $, notre classement aurait été bien pire. Toujours est-il que ces deux résultats restent bien loin de ceux de l’Algérie, la Tunisie ou même le Gabon. Des pays comme l’Egypte ou la Syrie se rapprochent des niveaux de PIB/Hab du Maroc, mais le devancent de loin dans le classement global, grâce à de bons indicateurs d’enseignement. . DysfonctionnementsEn contemplant ces résultats, il y a lieu de se poser des questions sur l’efficacité des stratégies de développement social, s’il y en a. Depuis 2005, tous les «projets», aussi petits qu’ils soient, initiés dans les quatre coins du Maroc, sont intégrés dans le cadre de l’INDH. Mais rien de cela n’a permis l’amélioration des conditions de vie des populations les plus démunies, du moins au terme de cette même année. Il faut attendre le rapport de développement humain de l’année prochaine pour mesurer l’impact de cette initiative en 2006 et 2007. En tout cas, les premières enquêtes révèlent des dysfonctionnements qui plombent l’aboutissement de l’initiative (cf. www.leconomiste.com). Côté enseignement, les indicateurs ne risquent pas de s’améliorer pour les deux dernières années. Plusieurs opérateurs du secteur révèlent une aggravation des déficits en infrastructures et en ressources humaines ainsi qu’une dégradation des conditions d’enseignement, notamment dans le monde rural. Même le Roi a signalé cette insuffisance dans son dernier discours du trône. Compte tenu de ces éléments, le score du Maroc ne risque pas de s’améliorer dans le prochain rapport. En classant le Maroc parmi les mauvais élèves en termes de développement humain, les experts du PNUD ont sûrement dû remarquer les inégalités flagrantes entre riches et pauvres. Cinquante ans après l’Indépendance, les signes de pauvreté et de précarité sont toujours aussi saillants dès que l’on quitte le centre des grandes villes marocaines. Pourtant les organismes internationaux ne cessent de ressasser cette remarque qui n’a pas besoin d’expertise pour être signalée. Des centaines de solutions ont été avancées pour garantir le minimum vital en termes de qualité de vie pour les plus démunis. Mais il semble que les responsables régionaux n’ont pas encore la volonté de passer à l’action. Résultat des courses: un résultat humiliant qui ne peut être que nuisible sur l’attractivité du Maroc pour les investissements étrangers. Pendant que le Maroc recule, ses concurrents directs progressent à grands pas. Le Gabon, qui était classé juste devant nous il y a deux ans, grimpe désormais à la 119e place. Au niveau du monde arabe, il n’y a que la Mauritanie, le Yémen et le Soudan que nous arrivons à devancer. Toujours pas de quoi pavoiser.Par ailleurs, L’Islande et la Norvège arrivent en tête du classement du PNUD. Les deux pays confirment la réputation des pays scandinaves en terme de qualité de vie. Loin derrière, on retrouve la France qui arrive dixième et les Etats-Unis classés douzièmes. Les 20 derniers du classement sont tous issus de l’Afrique subsaharienne. Nouaim SQALLI----------------------------------------(1) Programme des Nations unies pour le développement

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