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Développement durable
Managem, cas pratique

Par L'Economiste | Edition N°:2953 Le 30/01/2009 | Partager

. Le site d’Akka, un exemple de désenclavement régional. Routes, eau et électrification... parmi les principaux chantiers«Assurer la prospérité du Groupe tout en désenclavant les régions où l’on s’implante». Telle est la stratégie adoptée par le Groupe minier Managem. En effet, ce dernier fait du développement régional son principal cheval de bataille. Construction de routes d’accès, d’écoles et d’hôpitaux, électrification, adduction d’eau potable et plantation de végétaux dans les zones désertiques, l’agenda de l’exploitant minier reste bien chargé. «Des infrastructures qui profitent aussi bien aux employés de la mine qu’aux populations de la région qui vivotent autour du site», indique Bama Barro, chef d’exploitation minière à Managem. La mine d’Akka, qui se trouve à 280 km de la ville d’Agadir, illustre bien cette vision des choses.«Le site, parfaitement enclavé et coupé du monde, se trouve en plein centre d’une boutonnière géologique, entre les 3 villages d’Inlioua, d’Affela Ighir et de Tazalakht, dans une région désertique de l’Anti-Atlas», affirme Abdelkrim Salghi, directeur de la mine d’Akka. Une géographie qui constitue un véritable challenge pour le groupe minier. Ce dernier met d’ailleurs les bouchées doubles pour rendre supportables les conditions de vie de la population locale. Et tout le monde s’y met, même le médecin de la mine. Ce dernier assure en effet des consultations médicales régulières et gratuites au profit des habitants de villages voisins. Le défi majeur reste en revanche la création et l’amélioration des infrastructures routières. Plusieurs pistes, s’étendant sur des dizaines de kilomètres, ont été rendues carrossables. Et ce n’est pas tout, la société minière a participé à hauteur de 4 millions de DH à la réalisation d’une route goudronnée entre Ait Bounouh et Afella Ighir, points vitaux pour la région. Comme le désenclavement passe nécessairement par la diffusion de l’enseignement, des écoles primaires ont été équipées en micro-ordinateurs, en cartables et en kits scolaires. Plusieurs sentiers d’irrigation en eau, destinés au développement de l’agriculture et à l’alimentation en eau potable ont été mis en place. Ainsi, un bassin d’eau d’une capacité de 40 m3, a vu le jour à Inlioua. Un douar voisin du nom de Tazount a bénéficié, pour sa part, d’un raccordement en eau potable par le biais d’un forage et de l’installation de conduits, le tout pour un montant global de 1,91 million de DH. La dimension environnementale n’a pas non plus été négligée. Le groupe cherche à ancrer l’ensemble de son réseau de sites miniers aux normes environnementales en vigueur, notamment le site d’Akka. «Ces certifications permettent de conserver une bonne réputation compte tenu des pressions et critiques des milieux écologiques et des ONG», explique Mouloud Lbouabi, directeur de la qualité, sécurité et environnement à Managem. Le but est de détecter tout type de risque qui peut être lié à l’environnement et dont les conséquences peuvent être désastreuses. «Un accident est toujours plus coûteux que sa prévention», affirme Kamal Fahmi, directeur du développement durable.Rappelons que le site a été découvert en 1930, suite aux repérages de points d’or dans des filons de quartz de la région. Dans les années 90, et suite à un appel d’offres international, le BRPM confie l’exploitation du site à Managem. En 1996, Akka Gold Mining, filiale détenue à 70% par Managem et à 30% par le BRPM, démarre l’exploitation d’une mine qui produira plus de 30 tonnes d’or métal. L’exploitation effective du fond n’a cependant débuté qu’en 2001, date à laquelle la mine est devenue pleinement fonctionnelle, produisant or et cuivre. Les lingots extraits sont aujourd’hui expédiés vers la Suisse.


Mauvaise passe

Le nouvel alignement des engagements de couverture sur les productions prévisionnelles d’or à Akka suppose des charges non récurrentes s’élevant à 200 millions de DH. Une donne qui impacte négativement les résultats de Managem déjà en mauvaise passe suite au renchérissement des intrants impliquant une hausse des coûts d’exploitation. En effet, suite aux effets du retournement de cycle des cours internationaux des métaux de base et des métaux précieux depuis le second semestre 2008, Managem vient récemment d’annoncer un Profit Warning sur ses prévisions. Ces dernières ont d’ailleurs été revues à la baisse. Ainsi, la filiale minière du Groupe ONA prévoit une perte sèche en 2008, estimée à 600 millions de DH. Le chiffre d’affaires prévisionnel 2008, pour sa part, ne devrait pas dépasser les 2 milliards de DH alors que les estimations tablaient sur 2,4 milliards. Mohamed MOUNADI

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