×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    Deuxième tranche des BDP : Le produit draine une nouvelle clientèle

    Par L'Economiste | Edition N°:231 Le 23/05/1996 | Partager


    Faiblesse de la participation des OPCVM, amélioration de la part des RME, contribution timide de Wafabank, cochef de file de l'opération. Tels sont les traits marquants des souscriptions à la deuxième tranche des BDP.

    L'opération de vente de la deuxième tranche des Bons de Privatisation (BDP2) a atteint son objectif avec 1.009.662 DH pour un montant initial de 1 milliard de DH. Elle a mobilisé 12.538 souscripteurs, et 80% de la demande a émané de personnes physiques. Tous les montants demandés ont été servis.
    La grande surprise vient de la timidité des OPCVM. En effet, parmi les personnes morales, les institutionnels marocains arrivent en tête avec 13% des attributions loin devant les OPCVM. Ces derniers n'ont sollicité que 4,4% du montant global, dépassant à peine les personnes morales étrangères. Alors que la première tranche consacrait 70 à 85% des attributions aux personnes physiques, cette opération prévoyait de rétablir l'équilibre dans la répartition entre personnes physiques et morales, toujours avec une priorité absolue pour les OPCVM. Mais ce rééquilibrage n'a pas joué du fait de la faiblesse de la demande des OPCVM. "La plupart des OPCVM ont acquis un volume important de BDP1 sans pour autant convertir la totalité en actions Samir, conformément au principe de la diversification du portefeuille", a indiqué M. Abderrahmane Saaïdi, ministre de la Privatisation, lors de l'annonce officielle le 21 mai des résultats de souscriptions aux BDP2. Outre leur stock de Bons disponible, les OPCVM n'ont sans doute pas eu le temps de collecter une épargne suffisante pour acquérir des volumes plus importants de BDP2.
    Dans la contribution des personnes physiques, les résidents arrivent en tête avec 45% de la demande globale, soit plus de 463.000 Bons. La participation des RME s'est améliorée puisqu'ils ont bénéficié de 33,4% des attributions pour la tranche des BDP2 contre 25,35% des BDP1 distribués.
    Par ailleurs, près de 70% des souscripteurs aux BDP2 sont de nouveaux investisseurs en bourse contre 46% pour les BDP1.
    Ce score obtenu après une seule opération de conversion est jugé très satisfaisant par le ministre de la Privatisation puisque la seconde tranche a drainé "une nouvelle clientèle".


    La BCP toujours en tête


    L'analyse des volumes de BDP1 et d'actions Samir échangés entre le 19 mars et le 20 mai montre en effet qu'il n'y a pas eu de cessions massives de titres, en dehors d'un paquet de 33.000 actions Samir échangées juste après sa cotation.
    De plus, pour M. Saaïdi, le cours de l'action Samir sur les 50 premiers jours de cotation observe une évolution normale autour de 260 DH, hormis le pic exceptionnel atteint juste après son introduction.
    "En dehors de quelques intentions d'achat, aucune spéculation à la vente n'a été relevée et les petits porteurs conservent toujours leurs titres". Les petits porteurs, principaux détenteurs de BDP1 et actions Samir, avaient probablement investi l'essentiel de leurs économies dans la première tranche. De ce fait, les BDP2 ne pouvaient attirer que de nouveaux épargnants.
    Dans la répartition entre membres du syndicat de placement, le réseau bancaire a totalisé 94,7% des attributions contre 5,3% collectés par les sociétés de bourse.
    Parmi les banques, la BCP bat une fois de plus les records en réalisant 42,2% des souscriptions suivie de loin par la BCM avec 13,7% puis 6,8% pour la Société Générale, 6,4% pour le Crédit du Maroc et 5,9% pour la BMCE. Wafabank, cochef de file de l'opération, n'arrive qu'en sixième position avec 5,5% des souscriptions. Une répartition qualifiée par M. Saaïdi d'atypique, car elle ne traduit ni la densité ni le dynamisme des réseaux respectifs des banques. L'essentiel des souscriptions effectuées par les sociétés de bourse proviennent d'Attijari Intermédiation (29,3%), suivie d'Al Wassit (13,9%) et de CFI (7,7%).

    Mouna KABLY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc