Affaires

Deuxième licence fixe
Méditel misera 1 milliard de DH sur 4 ans

Par L'Economiste | Edition N°:2063 Le 13/07/2005 | Partager

. L’opérateur a payé 75 millions de DH . Il avait pour concurrent Maroc Connect . Orascom n’a soumissionné que pour l’offre incluant la mobilité restreinte POUR exploiter la seconde licence de téléphonie fixe sur une durée de 30 ans, Méditélécom a présenté une offre financière de 75 millions de DH, contre 50 millions pour Maroc Conncet. Le second opérateur du mobile s’est également engagé à investir un milliard de DH dans les infrastructures télécoms d’ici 2009. L’annonce a été faite par l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), le 12 juillet à Rabat. Faisant preuve d’une grande transparence, la direction générale du régulateur a publié sur son site Internet, le rapport d’instruction des offres, soumis au Premier ministre Driss Jettou. Signalons d’emblée que la première évaluation n’a concerné que Méditel et Maroc Connect. Les deux sociétés ont présenté une offre chacune pour la seconde licence fixe sans mobilité restreinte. L’offre d’Orascom, le groupe basé en Egypte, n’a donc pas été évaluée puisqu’elle inclut la mobilité restreinte. Pour cette option, le projet d’Orascom sera confronté à celui de Maroc Connect qui a présenté deux offres. Et si le fournisseur d’accès Internet a perdu la première manche face à Méditel, il garde, de l’avis de plusieurs spécialistes, toutes les chances pour décrocher une licence fixe incluant une option de mobilité restreinte. Selon Mohamed Benchaâboun, DG de l’ANRT, l’évaluation de cette seconde offre durera quelques semaines encore. «Nous avons réclamé des compléments d’informations aux deux sociétés. L’instruction s’effectuera à la lumière des éclaircissements fournis par les soumissionnaires et fera l’objet d’un rapport complémentaire», indique le DG de l’Agence. Pour décrocher la seconde licence fixe, Méditel a présenté un cahier des charges plus séduisant que Maroc Connect. Les critères de sélection vont des conditions techniques d’établissement et d’exploitation du réseau, à la contrepartie financière, en passant par la contribution aux missions générales de l’Etat telles que le service universel. Globalement, la note technique correspond à 80% des critères d’évaluation alors que la note financière est de 20% (pour l’offre de mobilité restreinte, la note financière représente 35% des critères). L’évaluation a été effectuée par une commission générale présidée par le DG de l’ANRT et chargée de coordonner les travaux des deux sous-commissions, l’une technique et l’autre économique. Les experts de l’Agence ont pris en compte l’étendue, la diversité, l’innovation et l’attractivité des offres de services envisagées (20 points de la note technique pour chaque lot). La solidité financière et l’expérience des actionnaires exerçant un contrôle sur le candidat ont également été prises en compte et correspondent à 10 points. De plus, le régulateur a intégré dans son évaluation la cohérence du plan d’affaires prévisionnel ainsi que la vision et les ambitions stratégiques (5 points). La boucle locale a certainement été décisive pour l’attribution puisque sa note correspond à 60% de l’évaluation technique globale. Celles de l’interurbain et de l’international n’en représentent que 25 et 15%. En définitive, c’est l’offre de Méditel qui a donc été jugée la plus pragmatique et «proposant des services qui pourraient contribuer significativement à l’amélioration des services de télécommunications fixes au Maroc», affirme-t-on auprès de l’ANRT. Miguel Mechen, DG de Méditel a lui-même déclaré dans un communiqué tombé hier que son entreprise a fait une offre évaluée comme étant la meilleure. «Cela, nous honore, certes, mais nous responsabilise quant au développement et à la modernisation du marché des télécoms», ajoute-t-il. Fort de l’expérience de la maison mère Telefonica, Méditel ne tardera probablement pas à commercialiser ses premiers produits et applications. Selon l’ANRT, ces derniers devraient arriver sur le marché dans huit mois tout au plus. Encore faut-il que le décret de l’attribution de la seconde licence fixe soit publié à temps!


40 millions de dollars pour l’UMTS

APRÈS la deuxième licence fixe, l’ANRT s’attaquera aux licences 3e génération du mobile. Selon Benchaâboun, le lancement de ces licences, dont la fameuse norme UMTS, aura lieu en fin d’année. Le prix unitaire pour le déploiement de ces technologies sur le marché marocain a été fixé par le gouvernement à 40 millions de dollars. «Pour fixer ce montant, l’Agence a effectué un benchmarking incluant plusieurs expériences internationales», explique Benchaâboun. Il estime, d’ailleurs, que ce tarif a été revu à la baisse pour éviter les déboires qu’a connus cette technologie en Europe. Les services UMTS seront disponibles sur le marché local à partir du second semestre 2006. Outre les deux opérateurs du mobile (Maroc Telecom et Méditel), les licences 3G pourront être déployées par l’opérateur qui remportera la seconde licence fixe avec mobilité restreinte. «Après 18 mois, la mobilité restreinte peut se transformer en mobilité générale à travers une licence 3G», explique le DG de l’ANRT.Naoufal BELGHAZI

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