×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprise Internationale

    Deutsche Telekom-Telecom Italia: Noces menacées

    Par L'Economiste | Edition N°:492 Le 23/04/1999 | Partager

    · En cas de fusion, le nouveau groupe constitué de Deutsche Telekom et Telecom Italia serait le 2ème opérateur mondial derrière le Japonais NTT
    · Il s'agirait aussi de la plus importante fusion mondiale par le montant de la transaction (81,5 milliards de Dollars)


    Deutsche Telekom et Telecom Italia ont rendu officiel leur projet de fusion, qui doit donner naissance au numéro deux mondial des télécommunications, derrière le Japonais NTT et devant l'Américain AT and T, selon les deux groupes. La fusion devrait s'achever au plus tard en mars 2000. Le nouveau groupe représenterait une capitalisation boursière de 162 milliards d'Euros et un chiffre d'affaires de 59,2 milliards. Il emploierait quelque 300.000 personnes. La filiale de téléphonie mobile à 60% de Telecom Italia (TIM) sera incluse dans la fusion. La participation de l'Etat allemand dans Deustche Telekom passerait de 72% à environ 40% dans le nouveau groupe, du fait de l'augmentation du capital de l'opérateur allemand prévue pour le début de cet été. En termes de chiffre d'affaires, Deutsche Telekom pèse actuellement un peu moins du double de Telecom Italia.

    Olivetti ne désarme pas


    L'union des deux opérateurs devrait s'effectuer par le biais d'une offre publique d'échange (OPE). Dans le capital de la nouvelle société dont le nom n'est pas encore annoncé, les actionnaires de la firme allemande recevront, pour chacune de leur action, une action de la nouvelle société. En revanche, pour Telecom Italia, trois actions à droit de vote seront échangées contre une action du nouveau groupe. Les actionnaires du groupe allemand détiendront 56% du géant et ceux de Telecom Italia le reste. Le mariage des opérateurs sera, s'il est mené à son terme, la plus importante fusion mondiale représentant une transaction de 81,5 milliards de Dollars, selon un cabinet spécialisé. Elle devancerait la fusion en cours des pétroliers américains Exxon et Mobil et celle effective des banques américaines Travelers group et Citicorp.
    Face à ce projet de fusion, Olivetti, qui avait annoncé il y a trois mois une offre publique d'achat hostile sur 100% du capital de Telecom Italia, ne désarme pas. Sa bataille pour s'emparer du groupe italien se poursuit. La commission des opérations de bourse italienne Consob a donné jeudi soir son feu vert à la publication du document de l'OPA. Désormais, celle-ci peut démarrer dès le 30 avril. Maintenant la décision est entre les mains des actionnaires de l'opérateur italien, qui devront choisir entre Olivetti et Deutsch Telekom. De son côté, le gouvernement italien a émis des réserves sur la fusion avec Deustch Telekom et a déclaré vendredi qu'il n'était pas "acceptable que Telecom Italia soit achetée par une compagnie publique allemande". Un tel projet doit être fait sur des bases "paritaires", a insisté le ministre des Finances Vincenzo Visco. L'Etat italien ne possède plus que 3,4% des actions de Telecom Italia, mais dispose d'une "golden share" qui lui donne la possibilité de s'opposer à la fusion.

    Nadia BELKHAYAT (AFP)

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc