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    Dette intérieure: L'abstention du Trésor devrait stimuler les émissions de TCN

    Par L'Economiste | Edition N°:591 Le 09/09/1999 | Partager

    · A fin juillet, l'encours des TCN s'est élevé à 8,35 milliards de DH

    · Le Trésor se trouve devant une double équation: Ne pas lever de fonds et soutenir le marché

    Comment se comportera le marché de la dette publique dans les prochaines semaines? Le Trésor ne lève plus de fonds et les IVT (intermédiaires en valeurs du Trésor) l'ont bien compris. Le "jack-pot" de la deuxième licence GSM en est la raison principale. Résultat: le marché regorge de liquidité. Ce qui pourrait constituer une opportunité pour le marché de la dette privée. En effet, l'excès de liquidité devrait donner du punch aux émissions en titres de créances négociables (TCN). Et de là, dynamiser le compartiment secondaire.
    En attendant, le Trésor se trouve devant la double équation: ne pas lever de fonds et soutenir un marché de la dette publique en voie vers la maturité.
    Le marché de la dette privée connaît depuis son démarrage en octobre 1996 un essor significatif. En 1998, l'encours des TCN a atteint 8 milliards de DH contre seulement 1,7 milliard en 1996.
    En 1999, la tendance se poursuit. A fin juillet, l'encours global s'est établi à 8,35 milliards de DH. L'essentiel de cet encours provient des certificats de dépôt (4,54 milliards) et des bons des sociétés de financement (3,72 milliards).
    Quant aux émissions du mois, elles ont été réalisées par la BNDE (68,25 millions de DH), le CIH (305 millions), Wafa Immobilier (40 millions), Wafasalaf (30 millions) et Maroc Leasing (15 millions).

    Illiquidité des titres


    Le marché de la dette privée reste limité par plusieurs contraintes majeures. Arrive en tête le manque de liquidité, voire la quasi-inexistance d'un marché secondaire. Ainsi, l'illiquidité des titres pousse les investisseurs à revendiquer une garantie de liquidité.
    Le marché primaire est, lui, freiné par des contraintes liées essentiellement aux risques du papier privé par rapport aux titres publics (bons du Trésor). D'où le besoin pressant de la création d'une agence de notation à même de déterminer de manière efficiente la prime de signature des émetteurs.
    Autre handicap, la faiblesse des émissions des entreprises non financières. En effet, les billets de trésorerie demeurent et de loin le parent pauvre du marché. Avec un encours de 80 millions de DH seulement, ce compartiment a du mal à décoller. Les entreprises non financières préfèrent encore se financer par crédits bancaires spot plutôt que sur le marché des TCN. "Ceci est essentiellement dû à l'étroitesse de la fenêtre actuelle entre ces deux types de financement", explique un analyste obligataire.

    Yousra MAHFOUD

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