×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Société

    Détroit de Gibraltar
    Les équipes de sauvetage se préparent

    Par L'Economiste | Edition N°:3034 Le 28/05/2009 | Partager

    . Une opération de secours simulée dans la zone. Objectif: roder les équipes avant le grand rush de l’été Le ferry venait de quitter la rade du port de Tanger pour une traversée de routine. Mais brusquement, il se trouve en difficulté. La sirène d’alarme retentit sur le pont. Le Banassa, un bateau de la compagnie Comarit, assurant la liaison Tanger-Algésiras, est en difficulté. Des problèmes sont signalés dans la salle des machines. Un incendie a endommagé les moteurs et l’on déplore des blessés, dont certains sont dans un état grave. Des appels au secours sont lancés. Aussitôt, les équipes de secours se lancent. En fait, il s’agit d’un exercice de secours. Dénommé Sarex 2009, il permet de préparer les éléments d’intervention en cas de sinistres dans la zone du détroit de Gibraltar. L’opération se déroule sur toute la journée et toutes les conditions sont réunies pour optimiser le processus. Ainsi, il s’agit d’évacuer les victimes selon leur état de gravité. Six blessés dont l’état est critique seront transportés par hélicoptère et amenés directement à l’hôpital Mohammed V de Tanger. Le reste, 36 passagers de moindre gravité, seront transportés par bateau pour être soignés dans un poste au sein du port de Tanger. L’exercice a permis de mobiliser une véritable petite armée avec des moyens aériens, maritimes et terrestres. Dans les airs, un avion Defender de la Gendarmerie Royale assurait le contrôle dès les premiers moments de l’incident. Il a été suivi par un hélicoptère Gazelle du même corps d’armée. S’y sont joints par la suite deux autres hélicoptères lourds Puma de la Gendarmerie et des Forces Royales Air. Sur mer, l’exercice a été appuyé par un patrouilleur de haute mer. Deux vedettes garde-côtes de la Marine Royale et de la Gendarmerie Royale ont été aussi mobilisées pour assurer la sécurité dans la zone d’exercice. Le département des Pêches maritimes a envoyé deux vedettes de sauvetage, l’une basée à Tanger et l’autre à M’diq. Une troisième vedette de sauvetage espagnole s’est jointe par la suite aux équipes. Le but de l’exercice est de mettre en contribution l’ensemble des départements chargés du sauvetage et d’améliorer la coordination dans des exercices de simulation «réels», sur le terrain, selon Nadia Iraqui, directrice de la Marine marchande. «C’est en effet ce type d’entraînement qui permet d’identifier les erreurs et de se préparer pour une situation réelle», ajoute un officier de la Protection civile. Comme cela a été le cas lors de la mise à la mer des canots de sauvetage. L’un des deux canots n’a pas pu se détacher du bateau, l’une des goupilles le retenant n’a pas cédé. C’est par un geste énergique qu’un marin a pu dénouer le problème et remettre à flot le canot. Une autre contrainte, et non des moindres, reste la forte houle et le vent d’est qui balayent en permanence la côte de Tanger. Ce dernier n’a pas manqué de compliquer la tâche des hélicoptères Puma qui devaient hélitreuiller les blessés et les transporter aux postes sanitaires. L’effet conjugué du vent et des pales des hélicoptères poussait les canots de sauvetage et rendait difficile leur accrochage. A noter que c’est le deuxième exercice grandeur nature après celui effectué en 2007. «Aujourd’hui, les équipes sont mieux rodées. Tous les corps et organismes chargés du sauvetage en mer ont été mobilisés», affirme un responsable des opérations.


    Acte gratuit

    Le SAR (Search and rescue en anglais, recherche et sauvetage) est une obligation de l’Etat. C’est le Maroc qui doit mener les opérations à l’intérieur de ses eaux territoriales en cas d’incident. Vu son caractère solidaire, l’assistance aux personnes en danger en mer est un acte gratuit et désintéressé. C’est la convention de Montego Bay de 1982 qui le formalise en insistant sur l’obligation de secourir tout navire en détresse et de faciliter la création et le fonctionnement d’un service permanent de l’Etat chargé de la recherche et du sauvetage. Le Maroc qui vient de ratifier dernièrement cette convention a déjà assuré en 2007 un exercice similaire. Ali ABJIOU

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc