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    Culture

    Des tableaux avec des ailes de papillon

    Par L'Economiste | Edition N°:1980 Le 17/03/2005 | Partager

    . En exposition à l’hôtel Farah . Une œuvre peut nécessiter jusqu’à 350 papillonsImpressionnant! L’exposition du jeune artiste “papilloniste” Charaf Fadin qui se tient jusqu’au 7 avril 2005, à l’hôtel Farah, est pour le moins originale. Ce sont une trentaine de tableaux, de différentes dimensions, “confectionnés” avec… des ailes de papillon. Sur un fond en papier blanc, un Africain se balance tranquillement sur un rocking-chair, à côté de sa hutte. Il fume sa pipe, tout en admirant le paysage. Sa femme mijote lentement un repas bouillonnant, dans un grand “canari” (sorte de marmite traditionnelle locale), sur un petit feu. Ou encore, le jeune Africain qui grimpe sur un palmier et rappelle l’histoire de Balimako. Le décor, les personnages, les détails, les couleurs… tout est réalisé avec des ailes de papillon. “Ce sont des centaines d’ailes de papillon collées les unes sur, ou à côté des autres”, explique Charaf, qui en est à sa première exposition. “Pour coller les ailes, j’utilise de la sève, également un produit naturel”, ajoute-t-il. Originaire de la République centrafricaine, ce jeune artiste de 25 ans est venu au Maroc dans le cadre de ses études à l’Institut supérieur de génie appliqué (IGA). Après quatre années, il décroche un diplôme en finance et comptabilité. “Mais, j’ai toujours été passionné par la beauté des papillons. J’aimais les observer de près”, raconte-t-il. A l’âge de 10 ans, Charaf avait commencé sa collection, et à 15 ans, c’était la création de son premier tableau. “Je voulais que les gens bénéficient de la splendeur de ces créatures”, souligne-t-il. Selon ce jeune artiste au tempérament calme et aux doigts un peu allongés, c’est un travail manuel minutieux et de longue haleine. Cette exposition a nécessité beaucoup d’efforts. Presque deux ans. Un tableau de 58 cm sur 48 nécessite une centaine de papillons. Un grand tableau de 1 m 15 sur 85 cm peut contenir jusqu’à 350 papillons et demande beaucoup de temps. “Comme dans tous les genres artistiques, la réalisation d’une œuvre dépend de l’inspiration. Pour moi, cela dépend aussi de la disponibilité de la matière première”, explique le “papilloniste”. Au Maroc, l’acquisition de la matière première (les papillons) n’est pas facile. C’est pour cela que Charaf fait appel à ses amis et connaissances qui lui envoient régulièrement des papillons. “Ce sont des papillons morts que j’utilise pour mes tableaux. Je ne les chasse pas. En Afrique équatoriale, ils en existent en abondance. Ils existent également au nord du Maroc”, avance Charaf. Selon ce dernier, les papillons ont un cycle de vie très court. Certains ne dépassent même pas 48 h. “Moi, je leur donne une autre chance de revivre. Je les immortalise”, explique-t-il. Mohamed AKISRA

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