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    Economie

    Des Suédois prospectent le marché

    Par L'Economiste | Edition N°:2423 Le 15/12/2006 | Partager

    . Une mission de trois jours pour identifier les opportunités d’affairesAprès les Coréens, les Japonais et autres Italiens et Roumains, c’est au tour des Suédois de s’intéresser au Maroc. Pendant trois jours, une équipe du bureau commercial de l’ambassade suédoise, basé à Paris et qui coiffe toute l’Afrique francophone, a fait le déplacement à Casablanca cette semaine. Objectif: prospecter les opportunités d’affaires. «C’est un voyage d’étude qui nous permettra d’avoir une meilleure vision sur le Maroc et les possibilités de partenariat et d’investissement», indique David Kruse, Country manager du bureau commercial de l’ambassade suédoise. Selon lui, cette mission, qui «n’est qu’un premier pas», s’inscrit dans un cadre régional où le Maroc est appelé à jouer le rôle d’un «hub d’affaires» régional. «Nous reviendrons bientôt avec des projets concrets», promet Kruse qui précise que leur intérêt va notamment vers les télécommunications et la sous-traitance automobile. Les Suédois viennent également voir les possibilités d’offrir leur expertise dans des domaines pointus et variés notamment dans les infrastructures (routes, ponts, autoroutes…), l’ingénierie de projets et les télécommunications. Notons que de grandes marques suédoises sont déjà implantées au Maroc où elles disposent de bureaux de représentation, de filiales ou autres agents sur place. Parmi elles, des enseignes de taille comme Volvo, Alfa Laval, ABB, Scania, Ericsson, Tetra Pak … et la plus récente, Oriflamme, établie en 1997. Sans oublier Corall, actionnaire de Samir. Il n’en demeure pas moins pas qu’elles sont peu nombreuses et aucune d’entre elles ne dispose d’unité de production sur place depuis la fermeture de l’usine Swedish Match de Casablanca. Les investissements suédois au Maroc restent à développer, reconnaissent les membres de la délégation. Chose à laquelle sont décidés acteurs économiques et gouvernements, souligne David Kruse. En avril 2006, rappelle Klas Gierow, ambassadeur de Suède, à l’occasion de la visite en Suède du Premier Ministre, nombre de rencontres avec les représentants des entreprises suédoises ont engendré un nouvel optimisme quant à des échanges économiques et commerciaux renforcés entre les deux pays. Pour l’heure, la balance commerciale est marquée par un important excédent suédois et un faible niveau d’exportations marocaines. Celles-ci consistent essentiellement en agrumes et prêt-à-porter. Mais, selon les services de l’ambassade suédoise, le volume exact d’exportations marocaines vers la Suède est probablement plus important que ne l’indiquent les chiffres publiés. En termes d’importations, le Maroc et l’Algérie se disputent actuellement la troisième place au classement des pays africains importateurs de biens et services suédois. De 2004 à 2005, une croissance de 85% a été enregistrée, le total des importations atteignant près de 0,23 milliard d’euros pour l’année 2005. Les exportations suédoises vers le Maroc concernent notamment du bois et du papier (50% du total en 2006). Les télécommunications et les produits électroniques représentent environ 20% des exportations annuelles, 10% correspondant aux véhicules et pièces détachées et 5% aux produits de l’industrie.


    Un peu d’histoire

    Les relations diplomatiques entre le Maroc et la Suède ne datent pas d’hier. En 1763, les deux pays signèrent un premier Traité de paix, de commerce et de navigation à l’issue duquel une première légation suédoise fut établie au Maroc. L’ambassade de Suède à Rabat a pour sa part été ouverte en 1958. En 1961 a été conclu un accord de suppression de la double imposition. Et en 1990, un accord a été conclu entre les deux pays en vue de la promotion et protection respectives des investissements.Khadija EL HASSANI

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