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Des sacs «bios», mais à quel prix?

Par L'Economiste | Edition N°:2679 Le 25/12/2007 | Partager

. Des sacs à base de maïs et de pomme de terre . Leurs qualités sont reconnues mais leur coût est élevé Des sacs à base de pomme de terre, c’est le pari que s’est lancé la société française Plastique et Tissage de Luneray (PTL). Spécialisée à la base dans les sacs plastique, cette société a été la première en France à se lancer, en 2005, dans la production de sacs «bios». D’après ses responsables, ces sacs n’ont que des avantages. Surtout que la tendance est au bio (après la pomme de terre, le maïs est convoité aussi). Ils consomment moins d’énergie (140 degrés au lieu de 180), ils nécessitent moins de matières premières, et 15 à 20% plus denses, ils sont plus résistants en raison de leur consistance en fécule. Ils se dégradent, par ailleurs, beaucoup plus rapidement (de 5 à 6 mois), au lieu de «siècles» pour le plastique. Et, cerise sur le gâteau, en les fabriquant, l’usine dégage une savoureuse odeur de pain grillé au lieu de celle des gaz toxiques. Mais toute innovation, de surcroît non polluante, a un prix. Et celui-ci est très élevé. Ces sacs reviennent pratiquement au double de leurs concurrents en plastique. Une petite éclaircie tout de même. Certains misent sur la hausse des prix du pétrole, matière première du plastique, au profit des sac bios, qui, eux, bénéficieraient à terme de l’augmentation des volumes et ainsi verraient leur prix baisser. Cela dit, ces produits ont-ils vraiment un avenir? Ils demeurent en effet le fruit d’une initiative écologique tout à fait louable, mais qui utilise des denrées alimentaires n’abondant pas dans tous les pays du monde. Produire à base de maïs ou de pomme de terre ne contribuerait-il pas à augmenter le prix de ces denrées? Lesquelles nécessitent, en outre, l’aménagement de surfaces supplémentaires, des engrais et quantité d’eau pour l’irrigation. Sans parler du fait que leur durée de vie est très courte. Ils finissent dans la poubelle après quelques heures d’utilisation seulement. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on commence de plus en plus à préconiser le recours à des sacs durables réutilisables, au lieu des sacs jetables. Depuis quelques décennies, la préservation de l’environnement fait l’objet d’une prise de conscience sérieuse. Les actions «vertes» se multiplient et les initiatives rivalisent d’ingéniosité. Les sacs plastique sont particulièrement visés car superpolluants. Leur dégradation peut durer jusqu’à 400 ans. Et ils sont, en outre, distribués par centaines de milliards d’unités chaque année dans le monde. Ahlam NAZIH

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