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Economie

Des mégaprojets rallument la machine

· Pôle important dans le tourisme

Par L'Economiste | Edition N°:444 Le 16/02/1999 | Partager

Après une année 98 où il a été boudé par les investisseurs étrangers, le Maroc redevient attractif. Le mouvement est tiré par l'hôtellerie et le tourisme que les responsables veulent placer au coeur de leur stratégie. Est-ce le début d'une reconquête?


L'investissement extérieur est-il en train de retrouver du poil de la bête? Sans doute, si l'on en juge par la liste des projets dans le tourisme. Tout semble indiquer en effet que les investisseurs étrangers sont bel et bien de retour après l'attentisme qu'ils ont marqué suite au changement politique dans le pays.
Si la campagne 98 ne restera pas dans les annales (au mieux elle devrait s'achever sur un montant de 500 millions de Dollars, évalue-t-on à la Direction des Investissements Extérieurs), le cru 99 va être une très bonne année, pronostique sans ambages M. Hassan Bernoussi, directeur des Investissements Extérieurs au Ministère des Finances. Ce sont l'hôtellerie, le tourisme et de manière générale les loisirs, une fois n'est pas coutume, qui jouent la locomotive. Au total, c'est une demi-douzaine d'opérations d'envergure avoisinant les 700 millions de Dollars avec à la clé 9.500 emplois directs attendus qui vont voir le jour.
La chaîne espagnole Sol Melia construira un hôtel 5 étoiles dans la station d'Agadir, alors que les Saoudiens de Malabata vont redonner du baume au coeur des Tangérois en érigeant dans leur ville un grand hôtel de 5 étoiles et un casino (géré par la chaîne suisse Movënpick). Les Français de Puerto Loisirs vont aménager une marina au port de Casablanca. L'investissement total approche le milliard de DH. Les travaux sont sur le point de démarrer. Casablanca Resort est un nouveau projet saoudien avec des partenaires canadiens et américains. Ses promoteurs sont en quête d'un terrain de 45 hectares à Casablanca en fond de mer pour y ériger un mégacomplexe touristique. En termes financiers (2,3 milliards de DH), c'est de loin le plus important.

A cela, il faut ajouter plusieurs projets dans l'industrie dont deux concernant le packaging qui seront réalisés par Elopack et Tétrapack pour un montant d'une vingtaine de millions de Dollars. Ces opérations devraient se concrétiser très rapidement, Elopack ayant déjà acquis le terrain à Casablanca, alors que Tétrapack s'apprête à faire de même dans la ville de Settat. Thomson SGS qui a avait un moment temporisé la réalisation d'une nouvelle unité industrielle va investir 90 millions de Dollars sur la tranche de 300 millions de l'ensemble de son projet.
Dans la sidérurgie, ça bouge également avec plusieurs projets en attente, dont celui de 50 millions de Dollars initié par des promoteurs marocains.
La seule ombre au tableau en ce début d'année, ce sont les nuages qui s'accumulent sur le projet Daewoo. Mais cela ne semble guère perturber les responsables du Ministère de l'Economie et des Finances. La question avait été entre autres au menu des entretiens qu'avait eus le ministre coréen des Affaires Etrangères (il est aussi en charge du Département du Commerce) lors de sa récente visite à Rabat. La seule certitude aujourd'hui est que le groupe Daewoo maintiendra ses engagements dans l'automobile, précise M. Hassan Bernoussi. En attendant, tous les programmes prévus cette année sont gelés. Pour combien de temps? Impossible d'avancer la moindre hypothèse, car tout dépendra de l'issue des négociations "très serrées" entre Daewoo et Samsung, souligne-t-on à la DIE. Les deux chaebols sont entrés dans la phase finale de leurs tractations, car en vertu du "big deal" conclu suite à la crise qui avait secoué l'Asie du Sud-Est, Daewoo doit reprendre le pôle automobile de Samsung, et abandonner sa branche électronique à son frère-ennemi.
Le gouvernement marocain a approché Samsung pour sonder ses intentions. Le chaebol n'a donné aucune assurance, mais s'est dit "disposé à étudier le projet électronique et demandé plus de patience" en attendant l'issue des négociations avec Daewoo. Il y a de fortes chances que l'usine de téléviseurs ne voie pas le jour, car Samsung dispose déjà de sites de production en Espagne et n'aurait aucun intérêt (économiquement) à en installer un à quelques encablures du Royaume ibérique. A la DIE, on se rassure par le fait que le Maroc fait partie des priorités dans le plan de développement de deux chaebols coréens en Afrique.


Une banque de projets en plus de l'Agence


Quid du guichet unique? "Tel que les gens l'entendent, ce dispositif n'existe dans aucun pays", précise M. Bernoussi. Cela signifie que l'investisseur entre dans un bureau et y obtient toute la paperasse nécessaire à son projet. La démarche marocaine est celle d'un interlocuteur unique.
C'est ce que va apporter le projet de loi relatif à l'Agence en cours de préparation. L'Agence sera le seul interlocuteur de l'investisseur, une sorte de facilitateur et d'accompagnateur du promoteur.
Le projet sera examiné en Conseil de Gouvernement dans les semaines à venir. La DIE travaille également sur le projet de constitution d'une banque de projets. Les administrations sectorielles seront mises à contribution pour alimenter cette banque. Elle sera complétée par des projets gelés dans les tiroirs des banques, qui seront réactivés.
Côté incitation, un travail de révision de la Charte des Investissements avance également. En principe, une version moins décriée que l'actuelle sera incluse dans la prochaine Loi des Finances.

Abashi SHAMAMBA

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