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    Des juristes américains justifient la torture

    Par L'Economiste | Edition N°:1786 Le 09/06/2004 | Partager

    LE département américain de la Justice estimait en août 2002 dans un mémo adressé à la Maison-Blanche que le recours à la torture dans la lutte contre le terrorisme pouvait être justifié par des arguments de légitime défense, affirme hier mardi le Washington Post.Selon le journal, ce document avait été adressé au conseiller de la Maison-Blanche, Alberto Gonzalez, par les services juridiques du ministère de la Justice en réponse à une demande de la CIA sur les règles à observer pour les interrogatoires. Le texte de 56 pages obtenu par le journal affirme que les lois internationales contre la torture «peuvent être anticonstitutionnelles si elles s’appliquent aux interrogatoires» conduits pendant la guerre contre le terrorisme.Il précise que torturer un suspect en captivité «peut être justifié» si l’agent américain qui pratique la torture «le fait afin d’empêcher d’autres attaques contre les Etats-Unis par le réseau terroriste Al Qaida». Il ajoute qu’infliger une douleur modérée ou brève ne constitue pas nécessairement un acte de torture, lequel «doit être équivalent en intensité à la douleur accompagnant une blessure physique grave, comme une défaillance organique, l’altération d’une fonction corporelle, ou même la mort».Des arguments centrés sur «la nécessité et la légitime défense pourraient fournir des justifications écartant toute responsabilité criminelle», ajoute le document signé par Jay Baybee, assistant du ministre de la Justice John Ashcroft. Selon le quotidien, ce mémo d’août 2002 a servi de base à un rapport secret rédigé en mars 2003 par les avocats du Pentagone pour le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, après que des responsables du camp de Guantanamo (Cuba) se furent plaints de ne pas soutirer suffisamment d’informations à leurs prisonniers. L’existence de ce rapport de 2003 avait été révélée lundi par le Wall Street Journal.(AFP)

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