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Entreprises

Des habits neufs pour la sardine

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

Mousses de sardines, briouates, beignets, croquettes... Les produits de la mer se diversifient. Le secteur dispose d'une matière première génératrice de valeur ajoutée. Pourtant, l'investissement demeure encore timide.


L'innovation touche les produits de la mer. En effet, différentes déclinaisons apparaîtront bientôt sur le marché: briouates, filets de sardines panés, croquettes et beignets de sardines... Par ces nouveaux produits, le projet Sarval veut développer davantage la consommation de poisson en général et de sardine en particulier. Ce projet a été initié par le Ministère des Pêches Maritimes en partenariat avec la Fondation Japonaise pour la Coopération Internationale en matière de Pêche (OFCF). Le mémorandum d'accord a été signé entre les deux parties le 5 février 1997. L'exécution de ce projet, sous forme d'unité pilote située à Agadir, a été confiée à l'Office National des Pêches (ONP). "Le projet Sarval a su prendre en compte les spécificités culturelles du consommateur marocain en préparant des plats comme les briouates", a déclaré Mlle Fatima-Zahra Abou-Ibrahimi, chargée de projets à l'ONP. Et d'ajouter: "Nous espérons que cette unité serve de modèle pour la réalisation d'entreprises similaires par des opérateurs privés". La production de cette unité, de l'ordre de 2 tonnes/an, a déjà démarré.

Il est à rappeler que ce projet comporte trois phases. La première est celle de la recherche. A ce niveau, l'ONP sera chargé d'affréter les sardiniers. Deuxième phase, la transformation basée sur le savoir-faire des japonais tout en tenant compte des goûts du consommateur marocain. Quant à elle, la troisième phase concerne la commercia-lisation. Ici, des contacts ont d'ores et déjà été établis avec des opérateurs privés.

Avantage concurrentiel


Ainsi, les créneaux d'investissement dans le secteur de la pêche existent, "il suffit de les chercher". Pour le reste, les entreprises existantes doivent consentir un effort pour mettre à niveau leur technologie. Jouant son rôle d'incitateur à la création d'entreprises dans le secteur de la pêche, le Ministère a élaboré des études de faisabilité technique et financière de la production de nouveaux produits à base de poisson (plats cuisinés, filets de sardines, pâtés, mousses...).
Actuellement, le secteur de la pêche jouit d'atouts majeurs qui lui permettent d'effectuer le saut qualitatif tant attendu. Le Maroc dispose en amont d'une matière première génératrice de produits à haute valeur ajoutée comme les petits pélagiques (sardine et maquereau), les thonidés (espadon et thon) et les céphalopodes (calamar et seiche). En aval, la proximité du marché de l'Union Européenne, fortement demandeur de ces produits, représente un avantage concurrentiel additionnel pour le poisson marocain. Cependant, l'investissement reste à la traîne. Les opérateurs privés ainsi que les pouvoirs publics se renvoient mutuellement la balle. "Il faut que l'Etat développe et assure un environnement favorable". Réponse: "Il faut aussi assumer vos responsabilités".


Le bond de la congélation


Entre 1990 et 1995, les investis-sements réalisés dans le secteur des industries de la pêche ont été de l'ordre de 150 millions de Dirhams par an. Par branche d'activité, la conserve de poisson a réalisé plus de la moitié de ces investissements avec une moyenne annuelle dépassant 95 millions de Dirhams. De son côté, la congélation enregistre un bond passant d'un investissement de l'ordre de 25 millions de Dirhams par an au début de la décennie à 60 millions de Dirhams pour 1995. La congélation connaît un intérêt particulier tant par le nombre des nouvelles unités que par la taille des entreprises nouvellement créées. Ainsi, 19 unités sur les 22 établissements nouvellement agréés durant cette même période (90-95) se sont spécialisés dans le conditionnement et la congélation du poisson. Pour ce qui est des investissements étrangers, évalués au tiers de l'ensemble des investissements du secteur, ils n'ont pas enregistré de hausse durant toute la période de 1993 à 1995.

Hassan BOUCHACHIA

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