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    Economie

    Des déchets hospitaliers moins polluants

    Par L'Economiste | Edition N°:2366 Le 21/09/2006 | Partager

    . Généralisation en cours de la stérilisation-broyage . 23 hôpitaux pourvus de ces appareils. Le déchet est réduit à 20% En 2000, les seringues contaminées ont été responsables de près de 23 millions de cas d’infections dans le monde, causées par le virus de l’hépatite B et C. Conscients de l’ampleur de ce danger sur la santé des citoyens et également sur l’environnement, les différents acteurs concernés s’investissent de plus en plus dans la problématique de la gestion des déchets hospitaliers. Dans cet esprit, la société Eramedic a organisé, mardi 19 septembre, un séminaire qui avait pour objectif l’évaluation de l’expérience marocaine dans ce domaine. «L’année 2002 a constitué une étape décisive dans la gestion des déchets d’activités de soins», tient à préciser Ahmed Naini, directeur à Eramedic. Selon lui, avant cette date régnait une grande anarchie: les normes de sécurité et d’hygiène n’étaient pas respectées au niveau de différentes étapes de la chaîne de destruction. En effet, il n’y avait pas de tri des déchets à risque et la collecte et l’entreposage se faisaient dans des endroits inappropriés. Les déchets étaient enfin transportés dans de mauvaises conditions par la commune vers des décharges publiques. A cette époque, seulement trois centres hospitaliers pratiquaient le système d’élimination des déchets par incinération. Selon Naini, cette procédure est aujourd’hui très contestée en raison des risques sur la santé et l’environnement liés notamment aux émissions de dioxine. Il faut rappeler aussi que cette époque a été caractérisée par un vide juridique, contrairement à aujourd’hui. En effet, cette année, le Parlement vient d’adopter le projet de loi 28.00 relatif à la gestion et l’élimination des déchets hospitaliers. En plus des aspects organisationnels et techniques, l’apport fondamental de ce projet est la responsabilisation des producteurs de déchets selon le principe: pollueurs= payeurs. Ce cadre juridique est un préalable nécessaire pour le lancement par les pouvoirs publics d’une stratégie nationale dans ce domaine qui s’inscrit dans la vision du développement durable du pays. Après cette prise de conscience, un nouveau système développé par la société française Ecodas et commercialisé au Maroc par Eramedic a été mis en place. Il est basé sur le broyage et la stérilisation des déchets.Grâce à ce système, les déchets sont stérilisés après broyage à une température de 138° et sous une pression qui peut atteindre 3,8 bars. Le procédé, entièrement automatique, se déroule entre 40 à 60 minutes. Le résultat final est constitué de broyats dont le taux bactériologique, inférieur aux déchets ménagers, leur permet de rejoindre cette filière. Le volume initial est réduit de 80%. . Peu énergivoreUne expérience-pilote a été lancée en 2002 par le ministère de la Santé et qui a permis l’équipement, dans un premier temps, de trois centres, en l’occurrence Fès, Tétouan et Kénitra. Aujourd’hui, 23 hôpitaux sont équipés par ce nouveau système. Cette opération a été effectuée en collaboration avec la Banque mondiale. Le prix d’acquisition d’un appareil est de l’ordre de 2,5 millions de DH et sa maintenance annuelle revient à près de 40.000 DH. Selon une étude initiée par le centre hospitalier de la ville de Tétouan, le coût de traitement s’approche de 4 DH/kg. Ce qui représente le quart du coût du système d’incinération, car il est très peu énergivore. En ce qui concerne la gestion de la prestation par ces 23 centres, on relève trois modes pratiqués: la sous-traitance totale, la sous-traitance partielle et l’auto-prise en charge, mais le traitement pour l’ensemble se fait in situ. Les travaux du séminaire ont soulevé un autre problème très important qui mérite un débat au sein de la profession: la stérilisation des salles opératoires des hôpitaux.


    3 kg par lit/jour

    La production des déchets hospitaliers est de l’ordre de 38.325 tonnes par année. Ce qui donne une moyenne de 3kg par lit/jour. Quant aux ordures ménagères, elles tiennent le haut du pavé. Avec la composante verrerie en tête, elles représentent 60 à 80% du volume global des déchets au Maroc. Nour Eddine El AISSI

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