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Des crédits italiens inexploités

Par L'Economiste | Edition N°:65 Le 04/02/1993 | Partager

La Confédération Générale de l'Industrie Italienne Confindustria et la Confédération Générale Economique Marocaine (CGEM) ont ouvert le 28 Janvier une session du comité mixte en vue de renforcer la coopération maroco-italienne. "Il ne s'agit pas d'activer la coopération pour le développement des joint-ventures mais de développer une coopération existante", annonce l'ambassadeur d'Italie à Rabat, M. Pannochia. "D'énormes progrès sont à faire pour utiliser pleinement les capacités offertes", appuie-t-on par ailleurs.

Les rapports déjà entretenus par les deux gouvernements font de l'Italie le 4ème client et le 3ème fournisseur du Maroc.

L'Italie s'est engagée, pour un montant de 300 milliards de Lires, dans l'investissement de grands projets marocains. Il s'agit notamment du projet de Matmata, du développement d'électricité par la conception du barrage Elwahda ou des turbines à gaz de Tan-Tan et de Mohammedia, de la construction de l'autoroute Rabat-Larache. Aussi, le gouvernement italien a-t-il accordé au Maroc des crédits préférentiels estimés à 240 millions de DH pour concrétiser des joint-ventures.

En dépit d'une exploitation partielle de ces crédits, les Italiens confirment davantage leurs intérêts au Maroc par la mise à sa disposition de nouvelles lignes de crédit, considérées plus avantageuses. Ils préconisent par ailleurs l'implantation de guichets italiens à Casablanca et de guichets marocains dans des villes italiennes afin de faciliter le contact direct entre les deux patronats.

M. Panetti, chef de la délégation italienne, n'hésite pas à déclarer: "Le Maroc est une réalité économique certaine, non encore connue par l'Europe". C'est une porte ouverte vers la CEE, car il développe des liens économique, financier et commercial avec les pays de l'Europe sans pour autant en faire partie. "Le Maroc serait le plus important des pays africains à s'ouvrir vers l'Europe".

Ni le problème de la technologie, ni celui de la langue ne doivent persister pour empêcher la concrétisation de joint-ventures, s'accordent à confirmer les responsables italiens. Pour ce faire, l'enseignement italien est dispensé au Maroc dans le cadre de l'Institut de Culture Italienne. De même que les technologies italiennes transférées sont applicables dans tous les domaines et peuvent épouser la forme des PME marocaines.

Toutefois, M. Panetti propose de doter le personnel marocain, qui manque de professionnalisé d'une formation complémentaire pour fonder l'industrie mixte. Il évoque, à cet effet, l'Institut de Formation des Formateurs construite, depuis 6 mois à Tanger, par le Ministère des Travaux Publics ou encore l'Institut de Formation des Cadres dans le Textile, établi aux Roches Noires à Casablanca. Restent donc les problèmes de visas qui s'imposent à l'encontre de la création de joint-ventures. Ils entravent principalement les déplacements des entrepreneurs marocains. Le problème est plus aigu pour les petits commerçants qui ne peuvent bénéficier de facilités quant à la concession de visas.

F.K.

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