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Des barrages pour atténuer les effets de la sécheresse

Par L'Economiste | Edition N°:617 Le 15/10/1999 | Partager


· Sans les retenues des barrages, les effets de la sécheresse auraient été autrement plus catastrophiques
· Une politique économique assise sur la maîtrise de l'eau


Un trait de génie. La politique des barrages, entamée depuis les années 60 par le Maroc, le fut incontestablement. La succession des années de sécheresse le prouve largement. Sans les retenues des barrages qui ont servi de tampon, les effets de la sécheresse et des stress hydriques auraient été autrement plus catastrophiques.
Face au contexte hydrologique du Maroc marqué par l'irrégularité, Feu Sa Majesté Hassan II avait fixé, dès le début de Son Règne, les orientations pour qu'une priorité constante soit donnée aux programmes de développement des ressources en eau pour asseoir les bases de l'économie du pays.
Quand ses voisins immédiats jouaient la carte des hydrocarbures et des industries lourdes, le Maroc a donc pris le pari de lier son développement économique et social à la maîtrise et la valorisation de l'eau. La tournure des événements, à l'orée d'un nouveau millénaire, donne amplement raison à cette politique.
L'engagement solennel de construire au moins un barrage par an, pris par le Défunt Roi, est encore de mise aujourd'hui. Au cours de cette année, ont donc été entamés les travaux du Barrage d'Aït Hammou, situé sur l'Oued Ougar dans la région d'Agadir. D'une capacité de stockage de 110 millions de mètres cubes, le coût de cet édifice est estimé par les responsables de la Direction de l'Hydraulique à quelque 660 millions de DH. Parmi les travaux actuellement en cours, il y a aussi lieu de citer ceux de Chakoukane (Taroudant), Bab Louta (Nord) et Bouhouda (situé sur l'Oued Sra, près de Taounat).
Mais la grande perle de la politique des barrages reste l'achèvement du Barrage d'Al Wahda, le plus grand du Royaume. Mis en service en 1996 sur l'Oued Ouergha (Sidi Kacem), la capacité de retenue de ce barrage est impressionnante: plus de 3,8 milliards de mètres cubes. La puissance installée de l'usine de production hydro-électrique de ce barrage (plus de 400 millions de kiloWatts/heures par an en moyenne) représente 22% de la puissance totale du parc hydro-électrique.
A l'heure actuelle, la capacité de retenue totale des barrages marocains approche les 14 milliards de mètres cubes.

Ghassan KHABER

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