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    Des affiliés de la CIMR en croisade contre la baisse du taux garanti

    Par L'Economiste | Edition N°:671 Le 30/12/1999 | Partager

    · L'Arcim considère que la révision du taux de 4,5 à 3% ne se justifie pas
    · Des organismes publics convoitent le patrimoine de la CIMR géré par les assureurs


    Il fallait s'y attendre. Alors qu'elle est toujours à l'état de projet, la mesure qui prévoit une baisse du taux minimum garanti (de 4,5 à 3%) vient de susciter une première réaction. Elle émane de l'Association des Affiliés à la CIMR (Arcim). "Nous ferons notre possible pour faire en sorte que le projet ne se réalise pas", déclare M. Mohamed Khalki, son président. En réalité, les membres de l'Arcim avaient eu écho du projet depuis plusieurs semaines. Le point avait même été débattu au cours de l'assemblée générale qui s'est tenue il y a deux semaines à Casablanca. Les affiliés n'imaginaient sans doute pas que les choses allaient évoluer aussi rapidement. Aujourd'hui, ils considèrent qu'il y a péril en la demeure. "C'est scandaleux, les compagnies proposent de revenir à un taux inférieur à celui de 1949", explique M. Khalki. Pour l'heure, le président de l'Association préfère ne pas dévoiler toutes ses cartes. En revanche, les arguments abondent. Le raisonnement de l'Arcim est le suivant: lorsque la CIMR a été créée en 1949, le taux minimum était de 3,5%. "Un niveau qui se justifiait dans la mesure où le taux du marché avoisinait à l'époque les 3,5%". Depuis cette date, les taux n'ont fait qu'augmenter: 10, 12, 13%, voire 14% sans que les assureurs ne fassent la moindre concession puisque le taux minimum était maintenu à 3,5%. Ce n'est qu'en 1986 qu'il fut relevé, difficilement, à 4,5%.
    Les affiliés attaquent les assureurs sur leur propre terrain,
    à savoir l'opportunité d'une révision du taux minimum garanti. Ils estiment que la baisse actuelle des taux, qui justifie aux yeux des assureurs la révision du taux minimum, est conjoncturelle. "L'Etat n'emprunte pas et il y a surliquidité sur le marché. Mais nous restons convaincus que la tendance va se renverser".
    En fait, l'Arcim considère aujourd'hui qu'il faut, au contraire, revoir à la hausse le taux minimum. "Il existe actuellement des organismes étatiques qui nous proposent 6,5% sans conditions".
    La CDG, notamment, convoiterait le gâteau. Le patrimoine de la CIMR accumulé par les compagnies d'assurances pendant des années reste, il est vrai, très important. L'Association l'estime entre 14 et 17 milliards de DH. Si une partie des affiliés semblent aujourd'hui partir en croisade pour défendre leurs intérêts, c'est qu'ils restent convaincus qu'ils ont fait les frais des deux réformes de la CIMR, celle de 1992 (la réforme dite Jouhari) et surtout celle de 1998.
    De nombreux avantages ont été supprimés, notamment au niveau des allocations familiales. La réforme de 1998 a limité celles-ci à deux enfants (contre trois auparavant). Encore faut-il que ces enfants soient mineurs. "Connaissez-vous un retraité qui a des enfants mineurs? C'est complètement ridicule", fait remarquer M. Khalki. Par ailleurs, en matière de rendement du régime, l'instauration de coefficient de freinage n'est pas non plus pour plaire aux affiliés. A rappeler que l'instauration du point de service constitue à côté de la réduction du coefficient qui sert au calcul du point CIMR (à partir du premier juillet 1998, ce coefficient est passé de 0,99218 à 0,9740) une des principales dispositions destinées à faire baisser le rendement du régime CIMR. Sur une période de 17 ans (de 1998 à 2014), il est prévu de le réduire de 16,28 à 10%.


    Des placements pas très sûrs


    L'un des aspects qui irritent le plus l'Arcim réside dans la participation aux bénéfices. La réglementation des assurances stipule que les placements qui concernent le pôle vie doivent l'être dans des placements sûrs. C'est la fameuse règle de cantonnement des actifs. Le bénéfice doit être déclaré à la CIMR et 90% reversé à la CIMR. "Certaines compagnies se déclarent purement et simplement déficitaires. Comment peut-on être déficitaire alors que la réglementation dispose qu'il faut cibler des placements sûrs".

    Mohamed BENABID

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