×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprise Internationale

    Dernière ligne droite de la privatisation d'Iberia

    Par L'Economiste | Edition N°:467 Le 19/03/1999 | Partager

    · La compagnie aérienne espagnole a fixé la date de la libéralisation de 54% de son capital au mois de juin prochain

    · 30% du capital réservé aux institutionnels


    La privatisation de 54% de la compagnie aérienne espagnole Iberia est attendue pour juin prochain, a indiqué la Société Espagnole de Participations Industrielles (SEPI), la holding qui gère les participations de l'Etat, citée par Reuter.
    L'opération se fera par une offre publique de vente et la constitution d'un noyau dur.
    La Direction de la SEPI s'est donné cependant une marge de flexibilité sur le timing. L'OPV ne sera lancée que dans la mesure où le marché le permet.
    Auparavant, la SEPI a fixé la date limite au 26 mars pour la réception des propositions des investisseurs institutionnels espagnols intéressés par la vente de 30% d'Iberia. Rappelons que le transporteur espagnol a réalisé de belles performances en 1998 avec un bénéfice net de 37,2 milliard de Pesetas (2,34 milliards de DH) contre 17,11 milliards (1,07 milliard de DH) en 1997.
    L'offre de chaque zinzin portera sur une participation variant entre 3 et 10% du capital.
    Le groupe espagnol d'industrie du tabac Tabacalera a déjà manifesté son intérêt pour la firme. Tabacalera voudrait acquérir 10% du capital pour la somme de 60 milliards de Pesetas (3,8 milliards de DH).
    Par ailleurs, les banques Banco Central Hispano, Banco Bilbao Vizcaya, Argentaria et Banco Popular et la chaîne de grands magasins El Corte Ingles ont également exprimé leurs intentions d'achat.

    La première étape de cette privatisation est intervenue lors de la cession de 9% du capital à British Airways et de 1% à American Airlines en février dernier, tous deux partenaires de la compagnie espagnole dans une alliance mondiale.
    Ainsi, les investisseurs institutionnels formeront, avec les compagnies britanniques et américaines, le noyau dur des actionnaires d'Iberia. Les employés de la compagnie aérienne détiennent déjà 8% du capital. Le reste sera placé en bourse.
    Avec cette deuxième phase d'ouverture du capital de sa compagnie nationale, l'Espagne franchit ainsi une nouvelle étape dans la libéralisation de son espace aérien. Situation sans doute bénéfique à l'image du voisin français qui récolte déjà les fruits d'une libéralisation entamée depuis quelques années déjà. En effet, les aéroports de l'Hexagone continuent d'enregistrer grâce à cette mesure une croissance soutenue qui a atteint 6,7% pour 1998.
    Ce trend haussier devrait se poursuivre cette année pour une augmentation de 5 à 7 points.

    Wissal SEGRAOUI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc